L'organisme financier supporte-t-il un quelconque risque dans une murabaha ?


Il est vrai que, dans les opérations de murabaha mises en œuvre par les organismes qui proposent des financements conformes au droit musulman, le client signe habituellement une promesse unilatérale d’achat avant même que l’établissement bancaire achète le bien objet du financement (cf. le processus décrit dans ce billet).

On considère souvent que cette promesse unilatérale du client a pour effet d’éliminer complètement le risque de l’organisme financier : ce dernier est assuré de revendre le bien acheté quoiqu’il arrive, vu qu’il peut demander en justice une exécution forcée de la promesse faite par le client.

C’est en s’appuyant sur cette réalité que certains n’hésitent pas à affirmer que l’opération de murabaha ne constitue pas véritablement un acte de commerce mais serait bien plus proche d’un simple prêt à intérêt.

Cette dernière analyse (et la critique qu’elle sous tend contre la licéité de la murabaha) n’est cependant pas pertinente pour la simple raison que la seule propriété d’un bien induit nécessairement un risque, qui se manifeste notamment dans les deux situations suivantes :

Wa Allâhou A’lam !

https://www.finance-muslim.com/2012/07/risque-murabaha