La moush

Les opérations de moushâraka réalisées par les établissements de finance islamique se font la plupart du temps dans le cadre de contrats de shirkat ‘inân. La banque et le client établissent une sorte d’entreprise mixte (joint-venture) et s’engagent de façon contractuelle, suivant des conditions biens définies d’un commun accord, à combiner des ressources leur appartenant dans le but de réaliser une opération commerciale. Les profits éventuels sont répartis entre eux suivant un ratio prédéfini tandis que les pertes sont supportées par chacune des parties à hauteur de sa participation dans le capital.

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Règles d’imposition à la zakâte

Règle N°1 : La richesse réelle d’une personne est déterminée après retranchement de ses dettes éventuelles. Ainsi, si quelqu’un possède seulement[1] des marchandises commerciales pour une valeur de 1000 € mais il est aussi endetté, pour déterminer s’il est soumis ou non à l’obligation de la zakâte, il faut retrancher le montant de ses dettes de la valeur des marchandises qu’il possède, et voir ce qui lui reste : si la valeur restante est égale ou supérieure au niçâb de référence, la zakâte est fardh; au cas contraire non.

Exemple N°1 :

Prix du gramme d’or

15 €

Prix du gramme d’argent

0,5 €

Valeur du niçâb de l’or

1312,20 €

Valeur du niçâb de l’argent

306,18 €

(Niçâb de référence)

  • Valeur des marchandises commerciales : 2000 €

  • Montant des dettes : 500 €

  • Valeur restante des marchandises après retranchement des dettes : 2000 – 500 = 1500 €

Cette valeur étant supérieure au niçâb de référence (306,18 €), la zakâte est fardh dans ce cas.


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L’interdiction de la mouhâqalah et de la mouzâbanah

باب مَا جَاءَ فِى النَّهْىِ عَنِ الْمُحَاقَلَةِ وَالْمُزَابَنَةِ

L’interdiction de la mouhâqalah et de la mouzâbanah

عَنْ أَبِى هُرَيْرَةَ قَالَ نَهَى رَسُولُ اللَّهِ -صلى الله عليه وسلم- عَنِ الْمُحَاقَلَةِ وَالْمُزَابَنَةِ

قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَبِى هُرَيْرَةَ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَالْمُحَاقَلَةُ بَيْعُ الزَّرْعِ بِالْحِنْطَةِ وَالْمُزَابَنَةُ بَيْعُ الثَّمَرِ عَلَى رُءُوسِ النَّخْلِ بِالتَّمْرِ

Traduction explicative

Abou Houreïrah (radhia Allâhou anhou) dit que le Messager d’Allah (sallallâhou ‘alayhi wa sallam) a interdit la mouhâqalah et la mouzâbanah.

L’Imâm Tirmidhi (rahimahoullâh) écrit que la mouhâqalah, c’est l’échange de blé qui n’a pas encore été récolté contre du blé moissonné. Et la mouzâbanah, c’est l’échange de dattes qui se trouvent (encore) sur le dattier contre des dattes (sèches, déjà récoltées).

(Hadith authentique, cité également dans le Sahîh Mouslim)


عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ يَزِيدَ أَنَّ زَيْدًا أَبَا عَيَّاشٍ سَأَلَ سَعْدًا عَنِ الْبَيْضَاءِ بِالسُّلْتِ فَقَالَ أَيُّهُمَا أَفْضَلُ قَالَ الْبَيْضَاءُ. فَنَهَى عَنْ ذَلِكَ. وَقَالَ سَعْدٌ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ -صلى الله عليه وسلم- يُسْأَلُ عَنِ اشْتِرَاءِ التَّمْرِ بِالرُّطَبِ فَقَالَ لِمَنْ حَوْلَهُ « أَيَنْقُصُ الرُّطَبُ إِذَا يَبِسَ ». قَالُوا نَعَمْ. فَنَهَى عَنْ ذَلِكَ

عَنْ زَيْدٍ أَبِى عَيَّاشٍ قَالَ سَأَلْنَا سَعْدًا فَذَكَرَ نَحْوَهُ قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ

Traduction explicative

Zayd Abâ ‘Ayyâch (rahimahoullâh) questionna Sa’d (radhia Allâhou anhou) au sujet (du troc) de l’orge appelée baydhâ contre l’orge appelée soult. Il (radhia Allahou ‘anhou) demanda : « Laquelle est (de) meilleure (qualité) ? » Il (Zayd) répondit : « C’est l’orge baydhâ. » Il (radhia Allahou ‘anhou) condamna alors ceci (c’est-à-dire cet échange). Et Sa’d (radhia Allahou ‘anhou) ajouta : J’ai entendu le Messager d’Allah (sallallâhou ‘alayhi wa sallam) être questionné au sujet de l’acquisition de dattes sèches contre des dattes fraîches… Il (sallallâhou ‘alayhi wa sallam) demanda à ceux qui étaient autour de lui : « Est-ce que les dattes fraîches diminuent (en volume) en séchant ? » Ils répondirent : « Oui. » Il (sallallâhou ‘alayhi wa sallam) condamna alors ceci.

(Hadith dont l’authenticité pose problème selon l’Imâm Abou Hanîfah (rahimahoullâh), mais qui a été validé par d’autres savants)

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