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	<title>finance-muslim.com &#187; intérêts</title>
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	<description>La finance islamique expliquée à tous</description>
	<lastBuildDate>Thu, 13 Oct 2011 20:01:22 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Compte rémunéré ou non rémunéré ?</title>
		<link>http://www.finance-muslim.com/2011/03/riba-profit</link>
		<comments>http://www.finance-muslim.com/2011/03/riba-profit#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 12:01:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouhammad_Patel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Questions-Réponses]]></category>
		<category><![CDATA[compte courant]]></category>
		<category><![CDATA[compte rémunéré]]></category>
		<category><![CDATA[comptes bancaires]]></category>
		<category><![CDATA[intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[ribâ]]></category>

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		<description><![CDATA[Question : Est-il permis à un musulman de placer son argent sur un compte bancaire rémunéré (compte épargne ou livret A par exemple) dans le but de reverser les intérêts ainsi perçus pour soutenir une cause noble (financement de projets humanitaires ou construction de mosquée par exemple) ? Réponse : Il existe un avis contemporain qui encourage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Question :</strong> Est-il permis à un musulman de placer son argent sur un compte bancaire rémunéré <em>(compte épargne ou livret A par exemple)</em> dans le but de reverser les intérêts ainsi perçus pour soutenir une cause noble (<em>financement de projets humanitaires ou construction de mosquée par exemple) </em>?<span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-331"></span><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Réponse :</strong> Il existe un avis contemporain qui encourage les musulmans qui ne peuvent avoir recours à des institutions bancaires dont les produits sont conformes aux impératifs du droit musulman de placer leur argent sur des comptes rémunérés dans des établissements conventionnels pour pouvoir ensuite reverser les intérêts perçus en vue de soutenir des projets louables. Selon les tenants de cet avis, à partir du moment où le simple fait de placer son argent dans une banque conventionnelle contribue à renforcer ses opérations et se révèle donc bénéfique à celle-ci dans tous les cas <em>(que l’argent soit placé sur un compte courant ou un compte rémunéré)</em>, il serait pertinent que le musulman s’efforce de tirer lui aussi profit de cette situation qu’il ne peut éviter : ainsi, il serait plus judicieux qu&#8217;il garde son argent sur un compte rémunéré, les montants ainsi perçus en retour de la part de la banque pouvant être employés pour contribuer à des opérations bénéfiques à autrui. En quelque sorte, il s&#8217;agirait d&#8217;appliquer ici le principe bien connu du choix du moindre mal (&laquo;&nbsp;<em>akhaff adh dhararayn</em>&laquo;&nbsp;).<br />
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Il est important de souligner cependant que bon nombre de savants contemporains <em>(parmi lesquels on trouve Sheikh Taqi Uthmâni, Sheikh Qaradawi, Sheikh Mouhammad Sâlih Al Munadjid, Sheikh Abdoullah Al Faqîh, pour ne citer qu’eux) </em>ne partagent pas cet avis. La position de ces savants sur cette problématique pourrait être synthétisée en l’énoncé d’<strong>un principe</strong>, d’<strong>une exception</strong> et d’<strong>une limite posée à ladite exception</strong> :</span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> 1.       En principe, il n’est pas permis à un musulman de conserver son argent dans un établissement bancaire conventionnel étant donné que cela implique une forme de contribution dans les opérations illicites réalisées par ledit établissement.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">2.       Dans le cas où un musulman vivrait à un endroit où il n’existe pas d’institutions bancaires proposant des produits répondant aux impératifs du droit musulman et qu’il ne disposerait ainsi pas de moyen pour protéger et gérer efficacement son argent autre que celui de le conserver dans une banque conventionnelle, la condamnation de principe énoncée ci-dessus est écartée : en raison de sa situation particulière <em>(hâdjah)</em>, il est possible à un tel musulman d’avoir recours aux services proposés par les établissement bancaires conventionnels.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">3.       Néanmoins, en vertu du principe selon lequel ce qui est toléré de façon exceptionnelle <em>(c’est-à-dire en raison d’un facteur dérogatoire)</em> doit être limité à ce qui est strictement requis (&laquo;&nbsp;<em>adh dharoûrah toutaqad-dar biqadr idh dharoûrah</em>&laquo;&nbsp;), un musulman qui serait dans la situation décrite ci-dessus ne pourrait placer son argent que sur des comptes courants et non sur des comptes rémunérés. En effet, selon l&#8217;avis le plus probant des jurisconsultes musulmans contemporains, les sommes qui sont placés sur les comptes bancaires <em>(courants ou rémunérés)</em> sont assimilées selon les règles du droit musulman à des <em>&laquo;&nbsp;qouroûdh&nbsp;&raquo; (prêts)</em> octroyés aux institutions concernées. Ainsi, la rémunération qui est contractuellement servie aux détenteurs des sommes placées dans les comptes bancaires conventionnels <em> </em>constitue du <strong><em>ribâ</em></strong>. Et il est évident que, à partir du moment où le besoin exposé plus haut <em>(disposer d’un moyen de protection et de gestion efficace de son argent)</em> peut être satisfait par l’ouverture d’un compte courant  non rémunéré qui n’induit pas d’implication directe dans des opérations <em>ribawi</em>, le recours à un compte rémunéré qui induit au contraire une <strong>implication contractuelle directe dans la production de<em> ribâ</em></strong> ne peut être autorisé.  Et celui qui fait le choix d&#8217;ouvrir un compte produisant des intérêts dans un établissement conventionnel s’expose à ce qui a été rapporté par Ibnou Mas’oûd (radhia Allâhou anhou) :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>عَنْ ابْنِ مَسْعُودٍ قَالَ</strong><strong> </strong><strong>لَعَنَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ آكِلَ الرِّبَا وَمُؤْكِلَهُ وَشَاهِدَيْهِ وَكَاتِبَهُ</strong><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong><em>&laquo;&nbsp;Le Messager d’Allah (sallallâhou ‘alayhi wa sallam) a maudit celui qui se nourrit du ribâ, celui qui en donne à consommer, les deux témoins (de la transaction) ainsi que celui qui rédige (celle-ci à l’écrit).&nbsp;&raquo;</em></strong></span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em>(Hadith authentique, présent également dans le Sahîh Mouslim)</em></span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Il est à noter que pour qu&#8217;une telle implication directe dans une opération <em>ribawi</em> puisse être tolérée selon les règles du droit musulman, il faudrait que celle-ci soit justifiée à son tour par un facteur dérogatoire comme <strong>la contrainte</strong> <em>(al ikrâh)</em>, <strong>la nécessité</strong> <em>(al idhtirâr) </em>ou <strong>le besoin généralisé</strong> <em>(al hâdjah &#8216;âmmah)</em>. En l’espèce, la présence d’un tel facteur dérogatoire ne semble pas avérée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Pour ce qui est de l’argumentaire avancé par les tenants du premier avis, il ne nous semble pas probant. En effet :</span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-          d&#8217;un côté, il y a la possibilité pour le musulman de répondre à un besoin réel <em>(protection de son argent avec facilité de gestion)</em> en ayant recours à un produit <em>(compte courant non rémunéré) </em>qui, en soi, <strong>ne viole pas directement un interdit divin</strong>, même s&#8217;il présente certains aspects négatifs <em>(renforcement indirect des opérations de la banque conventionnelle) </em>;<em> </em></span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-          tandis que, de l&#8217;autre, il y a recours à un produit <em>(compte rémunéré)</em> qui, tout en présentant des aspects négatifs plus importants que le premier produit, permettrait d&#8217;aider une cause bénéfique mais au prix d’une <strong>transgression délibérée et directe d’une interdiction divine formelle</strong> <em>(contribution déterminante dans un contrat ribawi)</em>…</span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">En guise de conclusion, je tiens à citer un propos très pertinent de Sheikh Al Qaradâwi sur la problématique évoquée :</span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Il est établi de façon unanime que l&#8217;intention n&#8217;a pas d&#8217;effet en ce qui concerne l&#8217;interdit; ainsi, la beauté de la niyyah et la noblesse de la volonté ne transformeront pas l&#8217;illicite en licite, et n&#8217;y enlèveront pas l&#8217;aspect blâmable et la souillure qui sont à la base de son interdiction. <strong>Celui qui prend de l&#8217;intérêt, qui vole un bien ou qui se l&#8217;approprie par n&#8217;importe quel autre moyen prohibé, et ce, dans l&#8217;intention de l&#8217;utiliser pour construire une mosquée, bâtir un orphelinat, édifier une medersa dédiée à la mémorisation du Qour&#8217;aane ou afin de faire aumône de ce bien harâm (illicite) aux pauvres et aux nécessiteux, ou encore dans n&#8217;importe quelle autre œuvre bénéfique, cette intention saine et pure n&#8217;aura aucun effet, et elle ne diminuera en rien pour lui le péché du harâm.</strong> Les Ahâdîth authentiques insistent en effet (sur le fait) que &laquo;&nbsp;Allah est Pur et Il n&#8217;accepte que le pur&nbsp;&raquo;. Et dans le Hadith de Ibnou Mas&#8217;oûd (radhia Allâhou anhou), il est dit : &laquo;&nbsp;Allah ne fait pas disparaître le mauvais par le mauvais, mais le mauvais par le bon; certes, une immondice n&#8217;en efface pas une autre.&nbsp;&raquo;(…)Ceci montre clairement qu&#8217;en Islam, la fin ne justifie pas les moyens… Pour la réalisation d&#8217;un objectif noble, seul un intermédiaire pur sera agréé. (…) &nbsp;&raquo; </span></em></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em>Wa Allâhou A’lam !</em></span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em>Et Dieu est Plus Savant !</em></span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
</em></p>
<p><strong>Références :</strong></p>
<ul>
<li><em>&laquo;&nbsp;An Niyah wal Ikhlâss&nbsp;&raquo; </em>de Sheikh Al Qaradâwi</li>
<li><em>&laquo;&nbsp;Fatâwa Mou’âsirah&nbsp;&raquo; </em>de Sheikh Taqi Uthmâni</li>
<li><em>&laquo;&nbsp;Al Ma’âyîr ach Char’iya</em><em>h&nbsp;&raquo; </em>de l’AAOIFI</li>
<li>islamonline.com</li>
<li>islamweb.com</li>
<li>islamqa.com</li>
<li>daruliftaa.com</li>
<li>darululoomkhi.edu.pk</li>
</ul>
<p><em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Contracter un emprunt dont les intérêts sont payés par un tiers : est-ce licite ?</title>
		<link>http://www.finance-muslim.com/2009/10/emprunt-interet</link>
		<comments>http://www.finance-muslim.com/2009/10/emprunt-interet#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 24 Oct 2009 18:12:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouhammad_Patel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Questions-Réponses]]></category>
		<category><![CDATA[emprunt]]></category>
		<category><![CDATA[intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[ribâ]]></category>
		<category><![CDATA[taux zéro]]></category>
		<category><![CDATA[tiers]]></category>

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		<description><![CDATA[Question : Est-il permis à un musulman de contracter un emprunt dont le remboursement comprend des intérêts mais qui sont payés par un organisme tiers et non par le musulman lui-même ? Réponse : Il est rapporté avec une chaîne de transmission valide de Abdoullâh Ibnou Mas&#8217;oûd (radhia Allahou &#8216;anhou) que : &#171;&#160;Le Messager d&#8217;Allah [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Question :</strong> Est-il permis à un musulman de contracter un emprunt dont le remboursement comprend des intérêts mais qui sont payés par un organisme tiers et non par le musulman lui-même ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Réponse :</strong> Il est rapporté avec une chaîne de transmission valide de Abdoullâh Ibnou Mas&#8217;oûd (radhia Allahou &#8216;anhou) que :</span></p>
<p align="center"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong><em>&laquo;&nbsp;Le Messager d&#8217;Allah (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam) a maudit celui qui se nourrit du ribâ, celui qui en donne à consommer, les deux témoins </em></strong><em>(de la transaction)<strong> ainsi que celui qui rédige </strong>(celle-ci et met ainsi la transaction à l&#8217;écrit)<strong>.&nbsp;&raquo;</strong></em></span></p>
<p align="center"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em>(Sahîh Mouslim et Sounan out Tirmidhi)</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Dans une autre version de ce Hadith présent dans le <em>Sahîh Mouslim</em>, il est stipulé que, par leur action respective, tous les individus cités par le Messager d&#8217;Allah (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam) s&#8217;exposent de la même façon au péché. <sup><sup>[1]</sup></sup></span></p>
<p><span id="more-232"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Ce propos du Prophète Mouhammad (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam) indique de façon explicite que le musulman ne peut, en aucune façon[2], <strong><span style="text-decoration: underline;">contribuer directement</span></strong> à la réalisation d&#8217;un contrat d&#8217;échange contenant du <em>ribâ</em>, et ce, même si la personne concernée ne donne pas ou ne perçoit pas des intérêts <em>(comme c&#8217;est le cas pour le scribe et les témoins de la transaction)</em>. L&#8217;illustre savant <em>châféïte</em> Ibnou Hadjar (rahimahoullâh) écrit :</span></p>
<p align="center"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> <strong><em>&laquo;&nbsp;</em></strong><em>(La malédiction énoncée par le Prophète Mouhammad (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam))<strong> <span style="text-decoration: underline;">s&#8217;applique à celui qui a soutenu et approuvé celui qui a conclu la transaction du ribâ</span>. </strong>(…)<strong> Est donc concerné par cet avertissement celui qui a aidé le contractant du ribâ par sa consignation et son témoignage (…).&nbsp;&raquo;</strong></em><sup><sup>[3]</sup></sup></span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">C&#8217;est en considérant ces éléments que l&#8217;on peut établir que :</span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">il est interdit au musulman de prendre part à la mise en place d&#8217;un prêt dont le remboursement comprend du <em>ribâ</em>, et ce, <strong><span style="text-decoration: underline;">que le prêt en question soit souscrit pour son propre compte ou pour le compte d&#8217;un tiers</span></strong>.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">il est interdit[4] au musulman de souscrire à un prêt dont le remboursement comprend du <em>ribâ</em>, et ce, <strong><span style="text-decoration: underline;">même s&#8217;il ne s&#8217;acquitte pas lui-même des intérêts</span></strong> <em>(ceux-ci sont par exemple pris en charge par un organisme tiers)</em>.</span></li>
</ul>
<p align="center"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> <em>Wa Allâhou A&#8217;lam !</em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center" align="center"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Book Antiqua">Et Dieu est Plus Savant !</span></em></span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><br />
</span></p>
<hr size="1" />
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">[1] Voir <em>&laquo;&nbsp;Fath oul Bâriy&nbsp;&raquo;</em> – Volume 4 / Page 314 et <em>&laquo;&nbsp;Char&#8217;h Mouslim&nbsp;&raquo;</em> – Volume 11 / Page 26</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">[2] Sauf cas de nécessité reconnu comme tel à la lumières des sources du droit musulman et dans les limites de la nécessité</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">[3] Réf : <em>&laquo;&nbsp;Fath oul Bâriy&nbsp;&raquo; </em>– Volume 4 / Page 314</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">[4] Sauf cas de nécessité reconnu comme tel à la lumières des sources du droit musulman et dans les limites de la nécessité</span></p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.finance-muslim.com%2F2009%2F10%2Femprunt-interet&amp;title=Contracter%20un%20emprunt%20dont%20les%20int%C3%A9r%C3%AAts%20sont%20pay%C3%A9s%20par%20un%20tiers%20%3A%20est-ce%20licite%20%3F" id="wpa2a_4"><img src="http://www.finance-muslim.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Que faire des intérêts bancaires ?</title>
		<link>http://www.finance-muslim.com/2009/06/interets-bancaires</link>
		<comments>http://www.finance-muslim.com/2009/06/interets-bancaires#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 13:46:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouhammad_Patel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Questions-Réponses]]></category>
		<category><![CDATA[aumône]]></category>
		<category><![CDATA[compte rémunéré]]></category>
		<category><![CDATA[don]]></category>
		<category><![CDATA[fatwa]]></category>
		<category><![CDATA[intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[ribâ]]></category>

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		<description><![CDATA[Question: Ma question se pose concernant l&#8217;argent que l&#8217;on place à la banque. Est-il interdit par l&#8217;Islam d&#8217;en garder les intérêts étant donné que la banque est une entreprise fonctionnant grâce aux intérêts ? Si oui, que doit-on faire de cet argent ? Réponse : L&#8217;argent rapporté par certains types de comptes bancaires (compte épargne, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Question:</strong> Ma question se pose concernant l&#8217;argent que l&#8217;on place à la banque. Est-il interdit par l&#8217;Islam d&#8217;en garder les intérêts étant donné que la banque est une entreprise fonctionnant grâce aux intérêts ? Si oui, que doit-on faire de cet argent ?</span></p>
<p><span id="more-175"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Réponse :</strong> L&#8217;argent rapporté  par certains types de comptes bancaires <em>(compte épargne, livret …) </em>est en effet  considéré par les juristes musulmans comme étant de l&#8217;intérêt (&laquo;&nbsp;Ribâ&nbsp;&raquo;). <strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://www.finance-muslim.com/2011/03/riba-profit" target="_blank">C&#8217;est  pourquoi, d&#8217;illustres oulémas contemporains considèrent qu&#8217;il n&#8217;est, en  soi, pas permis d&#8217;ouvrir des comptes bancaires de cette nature</a>.</span> </strong>La seule exception qui pourrait être tolérée concerne le cas où le musulman serait contraint d&#8217;ouvrir un tel compte <span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff0000;"><strong>(ce qui, de nos jours, est une éventualité difficilement envisageable)</strong></span></span>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Si jamais une personne est confrontée à une telle contrainte, elle doit savoir <strong>qu&#8217;il  lui reste strictement interdit de faire usage des intérêts ainsi obtenus pour soi et d&#8217;en  tirer un quelconque profit. </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Mais, il ne lui est pas non plus permis de laisser ces intérêts en banque, car cela revient à apporter une contribution directe, aussi infime soit-elle, aux opérations illicites de l&#8217;établissement bancaire: et il est bien connu qu&#8217;en islam, l&#8217;entraide dans le mal <em>(&laquo;&nbsp;ta&#8217;âwoun &#8216;alal ithm&nbsp;&raquo;)</em> est condamnée. Reste à savoir maintenant ce qui doit être fait de cet argent, une fois qu&#8217;il a été retiré.</span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">A ce se sujet, Cheikh Qaradâwi écrit dans une de ses <em>fatâwa</em> que, à l&#8217;instar de tout bien acquis de façon illicite, il faut s&#8217;en débarrasser en le donnant à des personnes nécessiteuses ou à des orphelins, ou encore en l&#8217;offrant à des œuvres de bien et de charité <em>(construction de mosquées ou de centres islamiques, actions pour propager l&#8217;Islam, impression d&#8217;ouvrages religieux&#8230;)</em> </span></li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Cheikh Khâlid Sayfoullâh affirme lui aussi que ce genre de bien, à l&#8217;instar du <em>louqtah</em> <em>(bien qui a été trouvé et dont le propriétaire n&#8217;a pu être retrouvé malgré des recherches), </em>doit être donné à des pauvres; mais il peut également être utilisé pour des réalisations ou des constructions servant l&#8217;intérêt général des musulmans <em>-il exclut cependant la permission de faire usage de cet argent pour la construction de mosquées, ce qui fait que, sur ce point, son avis diverge de celui de Cheikh Qaradâwi</em>. Il ajoute que As Souyoûti (rahimahoullâh) a également écrit au sujet des biens dont on ne connaît pas le ou les propriétaires légitimes qu&#8217;ils seront utilisés dans ce qui sert l&#8217;intérêt général des musulmans.<em> (&laquo;&nbsp;Al Achbâh wan Nadhâïr&nbsp;&raquo; &#8211; Page 174)</em></span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Néanmoins, par rapport à ces deux <em>fatâwa</em>, deux points méritent d&#8217;être clarifiés : </span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">En principe, lorsqu&#8217;un bien appartenant à autrui est obtenu, il est nécessaire de le restituer à son propriétaire légitime&#8230; Dans le cas présent, ne devrait-il pas être nécessaire de retourner ces sommes d&#8217;intérêts aux clients de la banque qui ont emprunté de l&#8217;argent et qui sont donc ceux qui ont versé ces sommes de <em>ribâ</em> à la banque ?&#8230; Cheikh Qaradâwi répond à cette question en affirmant qu&#8217;ici, ceux qui paient des intérêts à la banque n&#8217;ont plus, de façon contractuelle, aucune propriété sur les montants donnés. Par ailleurs, d&#8217;un point de vue purement pratique, il est pratiquement impossible de déterminer l&#8217;identité des personnes précises qui étaient les propriétaires initiaux des sommes d&#8217;argent qui ont été perçus par la suite sous forme d&#8217;intérêt par d&#8217;autres clients de la banque. C&#8217;est pourquoi, les intérêts qui sont versées par la banque sont considérées comme étant des biens dont les propriétaires légitimes sont inconnus. Et concernant ce genre de biens, la règle a été évoquée précédemment.</span></li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Est-ce que cette attitude, qui consiste à se débarrasser d&#8217;un bien <em>harâm (illicite)</em> en le donnant à quelqu&#8217;un dans le besoin, n&#8217;est pas une attitude répréhensible&#8230; A cela, Cheikh Qaradâwi répond que ce genre de biens ne sont considérés comme étant <em>&laquo;&nbsp;mauvais&nbsp;&raquo; (khabîth) </em>que <strong><em>par rapport à ceux qui les ont acquis d&#8217;une mauvaise façon</em></strong>. Par contre, <strong><em>pour ce qui est de leur usage sous forme de dons aux pauvres et pour des œuvres charitables</em></strong>, ces biens restent tout à fait licites. <strong>En d&#8217;autres mots, le bien lui même ne devient pas &laquo;&nbsp;mauvais&nbsp;&raquo; par des transactions illicites : le jugement qui est porté à son sujet est lié à la personne qui l&#8217;a acquis et à la façon suivant laquelle elle l&#8217;a obtenu. </strong></span></li>
</ul>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Bien entendu, ce qui est donné n&#8217;est pas considéré comme une <em>sadaqah</em> <em>(aumône <strong>méritoire</strong>)</em>, étant donné qu&#8217;<em><strong>Allah est Pur, et n&#8217;agrée que ce qui est pur </strong>(comme cela est rapporté dans un Hadith authentique du Sahîh Mouslim)</em>. L&#8217;intention qui motive le don dans ce cas est donc de se débarrasser de quelque chose dont on n&#8217;a pas droit, et non pas celle d&#8217;obtenir la récompense de l&#8217;aumône.</span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Malgré tout, il est possible, selon Cheikh Qaradâwi, que le musulman qui agisse de la sorte soit quand même récompensé pour son geste, non pas parce qu&#8217;il a fait une aumône méritoire, mais pour deux autres raisons :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">il s&#8217;est protégé de ce bien illicite et s&#8217;est abstenu d&#8217;en retirer un quelconque profit personnel.</span></li>
<li><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">il a servi d&#8217;intermédiaire pour faire parvenir cet argent à des pauvres etc&#8230;, qui pourront en tirer profit. </span></li>
</ul>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Avant de conclure, il est intéressant de citer ici une objection qui est soulevée par l&#8217;Imâm Ghazâli (rahimahoullâh) <em>(et qui est reprise par Cheikh Al Qaradâwi dans sa fatwa)</em> par rapport au fait de donner en aumône à un pauvre un bien illicite : <strong><em>c</em></strong><em><strong>omment peut on donner à autrui quelque chose dont on n&#8217;est pas propriétaire ? </strong></em>Il ajoute qu&#8217;un groupe de savants a justement exprimé l&#8217;avis qu&#8217;il n&#8217;était pas permis d&#8217;offrir en aumône ce genre de biens&#8230; Il est ainsi rapporté de Al Foudhaïl (rahimahoullâh) qu&#8217;il avait obtenu deux dirhams. Lorsque, par la suite, il apprit que cet argent reçu ne lui était pas parvenu de façon correcte, il le jeta et dit: <strong><em>&laquo;&nbsp;Je ne donne en aumône que ce qui est pur, et je n&#8217;agrée pas pour les autres ce que je n&#8217;agrée pas pour moi même.&nbsp;&raquo;</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Après avoir évoqué cette objection, l&#8217;Imâm Ghazâli (rahimahoullâh) répond longuement à celle-ci et présente plusieurs arguments visant à établir la justesse de l&#8217;avis autorisant le don en aumône des biens illicites. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Il cite ainsi le Hadith qui relate que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait ordonné, au sujet d&#8217;une brebis rôtie qui lui avait été offerte à manger mais dont il avait su qu&#8217;elle n&#8217;avait pas été obtenue de façon totalement licite, <strong>qu&#8217;elle soit donnée à manger à des prisonniers</strong>.<strong> </strong><em>(&laquo;&nbsp;Mousnad Ahmad&nbsp;&raquo; &#8211; La chaîne de transmission est bonne (&laquo;&nbsp;djayyid&nbsp;&raquo;) selon Hâfidh Al &#8216;Irâqui (rahimahoullâh)) </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Il mentionne également le récit concernant Abou Bakr (radhia Allâhou anhou), qui avait gagné des chamelles à la suite d&#8217;un pari qu&#8217;il avait fait avec des <em>qouraïchites</em> mecquois concernant la victoire future des byzantins sur les perses <em>(suite à la révélation des premiers passages de la Sourate &laquo;&nbsp;Al Roûm&nbsp;&raquo;)</em>: le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui avait ordonné, par la suite <em>-après l&#8217;interdiction des jeux de hasard</em>, <strong>de donner en aumône le bien gagné</strong>. <em>(Bayhaqui dans &laquo;&nbsp;Dalâïl oun noubouwwah&nbsp;&raquo;, Tirmidhi qualifie ce rapport de &laquo;&nbsp;bon&nbsp;&raquo; (hassan) et Hâkim l&#8217;authentifie)</em></span></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Pour ce qui est du fait que l&#8217;on ne doit donner en aumône que ce qui est pur, l&#8217;Imâm Ghazâli (rahimahoullâh) affirme que cela est tout à fait vrai lorsqu&#8217;on recherche par notre acte une récompense pour soi. Alors que dans le cas présent, on ne cherche qu&#8217;à se protéger d&#8217;une injustice, et, pour cela, on a le choix entre détruire le bien ou en faire don : d&#8217;où le choix de la seconde option&#8230; </span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Pour ce qui est de dire que l&#8217;on ne doit pas agréer pour les autres ce que l&#8217;on agrée pas pour soi même, cela est également juste. Mais ici, le bien est illicite pour soi. Pour le pauvre, le bien est licite eu égard de sa condition; c&#8217;est donc quelque chose d&#8217;autorisé qui est agréé pour lui. </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em>(Réf: &laquo;&nbsp;Djadîd Fiqhi Masâïl&nbsp;&raquo; de Cheikh Khâlid Sayfoullah &#8211; Volume 2 / Pages 269 à 272, &laquo;&nbsp;Fatâwa Mou&#8217;âsirah&nbsp;&raquo; de Cheikh Qaradâwi &#8211; Volume 2 / Pages 409 à 414, &laquo;&nbsp;Ihyâ ouloûmid dîn&nbsp;&raquo; &#8211; Volume 2 / Pages 210 à 212.)</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Wa Allâhou A&#8217;lam !</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Et Dieu est Plus Savant !</span></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Contracter un emprunt à intérêts pour s&#8217;acheter une maison : est-ce licite ?</title>
		<link>http://www.finance-muslim.com/2009/04/contracter-un-emprunt-a-interets-pour-sacheter-une-maison-est-ce-licite</link>
		<comments>http://www.finance-muslim.com/2009/04/contracter-un-emprunt-a-interets-pour-sacheter-une-maison-est-ce-licite#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2009 17:34:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouhammad_Patel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Questions-Réponses]]></category>
		<category><![CDATA[crédit]]></category>
		<category><![CDATA[emprunt]]></category>
		<category><![CDATA[fatwa]]></category>
		<category><![CDATA[intérêts]]></category>

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		<description><![CDATA[Question : Est-il permis à un musulman qui vit en France de contracter un emprunt à intérêts pour acquérir une maison qui lui servira d’habitation principale ? J’ai entendu dire que des savants ont autorisé cela&#8230; Est-ce vrai ? Éléments de réponse : Selon la grande majorité des savants musulmans[1], le recours aux emprunts bancaires avec intérêts sont strictement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Question :<span style="color:teal"> </span></span></span></strong><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Est-il permis à un musulman qui vit en France de contracter un emprunt à intérêts pour acquérir une maison qui lui servira d’habitation principale ? J’ai entendu dire que des savants ont autorisé cela&#8230; Est-ce vrai ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Éléments de réponse : </span></span></strong></p>
<p class="MsoListParagraph" style="text-align: justify; margin-left: 0cm"><strong><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Selon la grande majorité des savants musulmans</span><span style="font-family:&quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><a name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[1]</span></span></span></a></span><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">, le recours aux emprunts bancaires avec intérêts sont strictement interdits</span></strong><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">, et ce, en vertu des versets du Qour’aane et Hadiths qui condamnent très sévèrement le <em>« ribâ » (terme qui désigne la plupart du temps les intérêts et l’usure)</em>, dont les suivants :</span></span></p>
<p class="MsoListParagraph" style="text-align: justify; margin-left: 0cm"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"><span id="more-55"></span><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; margin-left: 18.0pt; margin-bottom: 12.0pt" align="center"><strong><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Ceux qui mangent [pratiquent] le ribâ ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu’ils disent : &laquo;&nbsp;Le commerce est tout à fait comme l’intérêt (al ribâ)&nbsp;&raquo;, alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt (al ribâ). Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu’il a acquis auparavant ; et son affaire dépend d’Allah. Mais quiconque récidive&#8230; alors les voilà, les gens du Feu ! Ils y demeureront éternellement.<br />
Allah anéantit l’intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes. Et Allah n’aime pas le mécréant pécheur.<br />
Ceux qui ont la foi, ont fait de bonnes œuvres, accompli la Salat et acquitté la Zakat, auront certes leur récompense auprès de leur Seigneur. Pas de crainte pour eux, et ils ne seront point affligés.<br />
Ô les croyants ! Craignez Allah ; et renoncez au reliquat de l’intérêt, si vous êtes croyants.<br />
Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part d’Allah et de Son messager. Et si vous vous repentez, vous aurez vos capitaux (de départ). Vous ne léserez personne, et vous ne serez point lésés.</span></span></em></strong></p>
<p><strong><em></em></strong><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">(Sourate 2 / Versets 275 à 279)</span></span></em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"><br />
</span><strong><em></em></strong></span></p>
<p><strong><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Aboû Hourayra (radhia Allâhou anhou), rapporte que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit : &laquo;&nbsp;Evitez les sept (péchés) destructeurs !&nbsp;&raquo; – &laquo;&nbsp;Quels sont-ils, Ô Envoyé d’Allah ?&nbsp;&raquo;, lui demanda-t-on. – &laquo;&nbsp;Ce sont, répondit-il : le polythéisme, la magie, le meurtre qu’Allah a interdit sauf à bon droit, l’usurpation des biens de l’orphelin, le fait de &laquo;&nbsp;manger&nbsp;&raquo; de l’intérêt (akl oul ribâ), la fuite du front au jour du djihad et la fausse accusation (de fornication) des femmes vertueuses, chastes et croyantes.&nbsp;&raquo;</span></span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; margin-left: 18.0pt; margin-bottom: 12.0pt" align="center"><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">(Mouslim)</span></span></em></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Certains savants</span><span><a name="_ftnref2" href="#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[2]</span></span></span></a></span><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> autorisent exceptionnellement au musulman qui vit dans un pays non musulman le recours à un emprunt à intérêts lorsque celui-ci est pour lui le seul et unique moyen d’obtenir une somme d’argent suffisante pour répondre à <span style="text-decoration: underline;">une nécessité vitale</span><em> (&laquo;&nbsp;dharoûrah&nbsp;&raquo;- dont la non prise en compte fait peser un risque sur la vie de l’individu)</em><strong> </strong>ou <span style="text-decoration: underline;">à un besoin réel</span> <em>(&laquo;&nbsp;hâdjah&nbsp;&raquo;- dont la non prise en considération a pour conséquence de créer une gêne difficile à supporter)</em>, et ce, <span style="text-decoration: underline;">dans la limite de la nécessité ou du besoin</span> <em>(&laquo;&nbsp;adh dharourah toutaqaddarou biqadridh dharoûrah&nbsp;&raquo;)</em>…</span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Ces oulémas autorisent ainsi au musulman qui vit en terre non musulmane d’avoir recours à un emprunt à intérêts pour acquérir un logement décent, et ce, sous deux conditions :</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt; margin-bottom: 12.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Il ne dispose d’aucun autre moyen licite pour satisfaire ce besoin. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt; margin-bottom: 12.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Le logement qu’il va acheter lui servira d’habitation principale.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Leur avis à ce sujet repose sur deux arguments principaux :</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt"><strong><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">B.1/</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">a) La nécessité vitale <em>(&laquo;&nbsp;adh dharoûrah&nbsp;&raquo;)</em> fait loi et elle permet de lever certaines interdictions dans le droit musulman : les <em>fouqahâ (spécialistes du fiqh)</em> sont unanimes à ce sujet.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt; margin-bottom: 12.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"><br />
b) Un besoin réel <em>(&laquo;&nbsp;hâdjah&nbsp;&raquo;) </em>peut, lorsqu’il se généralise, atteindre le statut de la nécessité vitale <em>(&laquo;&nbsp;al hâdjah tounzalou manzilatidh dharoûrah idhâ ‘âmat&nbsp;&raquo;) </em>et permettre également la levée temporaire d’une interdiction. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">c) Le fait d’être propriétaire de son logement pour un musulman qui vit en terre non musulmane constitue justement un <strong>besoin réel</strong> de nos jours, essentiellement pour les raisons suivantes :</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt; margin-bottom: 12.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">l’accession à la propriété est le moyen pour lui de se mettre à l’abri du risque de se retrouver un jour à la rue avec sa famille <em>(s’il est, pour une raison ou une autre, expulsé du logement qu’il loue par exemple ; ou encore, s’il n’est plus en mesure de payer son loyer suite à une baisse conséquente de ses revenus (perte d’emploi…)) </em>;</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt; margin-bottom: 12.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">dans le cas où plusieurs musulmans feraient l’acquisition d’un logement dans un même quartier <em>(autour d’une mosquée ou d’un centre islamique par exemple)</em>, celui-ci pourrait devenir un espace propice pour le développement d’activités religieuses et le renforcement des liens de fraternité entre eux ;</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt; margin-bottom: 12.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">l’acquisition progressive de logements par de plus en plus de musulmans peut également contribuer à l’élévation du niveau de vie de la minorité qu’ils représentent : à long terme, cette démarche pourrait aider la communauté musulmane à se libérer de certaines contraintes économiques auxquelles elle est confrontée et, lui permettre ainsi de disposer de plus de moyens pour apporter une contribution positive à l’amélioration de la société entière.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">C’est en considérant ces trois points que les savants cités sont arrivés à la conclusion mentionnée précédemment, et ce d’autant plus que, selon certains oulémas, l’emprunt à intérêts n&#8217;est pas directement visé par l&#8217;interdiction du <em>&laquo;&nbsp;ribâ&nbsp;&raquo;</em> : celle-ci concerne en fait le prêt à intérêt, et l&#8217;emprunt <em>&laquo;&nbsp;ribawi&nbsp;&raquo;</em> n&#8217;est prohibé que parce qu’il implique forcément un prêt <em>&laquo;&nbsp;ribawi&nbsp;&raquo;</em>… </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt">
<p><span style="font-size: medium;"><strong>B.2/</strong> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">D’illustres savants</span><span style="font-family:&quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><a name="_ftnref3" href="#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[3]</span></span></span></a></span><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> ont autorisé au musulman de faire des transactions <em><span style="text-decoration: underline;">(sous certaines conditions) </span></em>contenant du <em>ribâ</em> avec un non musulman au sein du <em>dâr oul harb</em> <em>(pays qui est en état de belligérance avec les musulmans)</em>, et ce, suivant ce qui est apparemment énoncé dans un hadith <em>moursal</em></span><span style="font-family:&quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><a name="_ftnref4" href="#_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[4]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em> </em>cité par l’Imâm Mouhammad Ach Chyabâni (rahimahoullâh) dans <em>&laquo;&nbsp;As Siyar oul Kabîr&nbsp;&raquo; </em>: pour les oulémas qui soutiennent la permission d&#8217;avoir recours au crédit à intérêt dans le cadre du réel besoin, cette opinion –<em>même si elle est minoritaire-</em> peut être adoptée dans le cas présent pour renforcer l’argumentaire précédent.</span><a name="_ftnref5" href="#_ftn5"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[5]</span></span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"><br />
Voici donc un bref exposé de la divergence qui oppose les savants contemporains sur cette question sensible… Personnellement, j’avoue ne pas être convaincu par le double argumentaire développé par le second groupe de savants, et ce, pour les raisons suivantes : </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">1-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Les avertissements énoncés au sujet du <em>ribâ</em> sont d’une gravité et d’une sévérité extrêmes, et ils ne font aucune distinction entre les transactions ayant lieu entre musulmans ou avec des non musulmans… </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">2-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Pour ce qui est du Hadith évoqué et dont l’énoncé se présente ainsi : <strong><em>&laquo;&nbsp;lâ ribâ baynal mouslim wal harbiy fî dâr il harb&nbsp;&raquo;</em></strong> <em>(&laquo;&nbsp;Point de ribâ entre le musulman et le non musulman harbiy dans le dâr oul harb&nbsp;&raquo;)</em>, il ne semble pas être de nature à pouvoir constituer un argument solide face à toutes les autres références authentiques et explicites traitant de la question car :</span></span></p>
<ul style="margin-bottom: 0cm" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">les savants musulmans ne s’accordent pas sur la validité de ce Hadith; en effet, s&#8217;il est vrai qu&#8217;As Sarakhsi (rahimahoullâh) l’authentifie dans <em>&laquo;&nbsp;Al mabsoût&nbsp;&raquo;</em>, il n&#8217;en reste pas moins que d&#8217;autres experts ont émis des réserves son authenticité <em>(comme en témoignent les écrits de Az Zaïlaï (rahimahoullâh) dans son &laquo;&nbsp;Nasb oul Râyah&nbsp;&raquo; – Volume 4 / Page 44)</em>.</span></span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 36.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<ul style="margin-bottom: 0cm" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">il est possible d’interpréter cette Tradition de sorte à ce qu’elle ne soit pas en contradiction avec toutes les autres références authentiques interdisant catégoriquement le <em>ribâ </em>: ainsi, l’expression <strong><em>&laquo;&nbsp;lâ ribâ&nbsp;&raquo; </em></strong>ne désignerait pas une permission d’avoir recours à n’importe quel type de transactions <em>(dont celles contenant de l’intérêt)</em> avec un non musulman <em>harbiy</em>, mais exprimerait plutôt une interdiction de conclure avec lui une quelconque transaction contenant de l’intérêt. C’est de cette façon que l’Imâm An Nawawi (rahimahoullâh) interprète ce Hadith <em>(dont l&#8217;authenticité reste à établir de façon formelle)</em> dans <em>&laquo;&nbsp;Al Madjmou’&nbsp;&raquo;</em>.</span></span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"><br />
Et même dans l’éventualité où on admet que ce Hadith est un argument valide et fiable, il est à souligner que des savants contemporains <em>(comme Cheikh Khâlid Sayfoullâh)</em> ont très justement souligné que les pays occidentaux ne peuvent être actuellement qualifiés de <em>dâr oul harb</em>, eu égard notamment de la liberté de culte <em>(concernant, surtout, la pratique des cinq piliers de l’Islam)</em> qui est offerte aux citoyens musulmans qui y résident <em>(une liberté bien plus grande que celle &laquo;&nbsp;offert&nbsp;&raquo; par certains pays dits musulmans…) </em>: et si on admet que ces pays ne sont pas des <em>dâr oul harb</em>, dans ce cas le Hadith ne concerne même pas les musulmans qui y résident…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -14.2pt; margin-left: 14.2pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">3-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Les différents arguments avancés pour essayer de donner à l’achat d’un logement le statut de besoin réel ne me semblent pas être non plus suffisamment solides pour pouvoir être opposés aux références interdisant catégoriquement le<em> ribâ</em>, d&#8217;autant plus que :</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">en France, les droits du locataire sont relativement bien protégés par la législation en vigueur </span><em><span style="font-size: medium;">(le risque de se faire expulser est donc assez mince…)</span></em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 36.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">pour ce qui est de la possibilité d’une baisse conséquente de revenus, celle-ci peut également se produire avant la fin du remboursement de l’emprunt à intérêts : comment réagir face à ce risque là ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 36.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">pour ce qui est de l’élévation du niveau de vie des musulmans, une bien meilleure solution serait que la communauté entière s’engage dans une réflexion commune et sérieuse concernant les moyens à mettre en place pour développer localement les modes de financements licites qui existent en Islam tels que la <em>mourâbahah,</em> la<em> moudhârabah, </em>l&#8217;<em>idjârah thoummal bay’,</em> le <em>bay bit taqsît&#8230;</em> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center" align="center"><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Wa Allâhou A’lam !</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center" align="center"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Book Antiqua">Et Dieu est Plus Savant !</span></em></span></p>
<div><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><br />
</span></p>
<hr size="1" />
<div id="ftn1">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn1" href="#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[1]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Il s&#8217;agit là de l&#8217;avis faisant autorité chez les <em>châféïtes</em>, <em>hambalites</em> et <em>mâlékites</em>. Nombreux sont les savants <em>hanafites</em> contemporains qui partagent aussi cette opinion largement majoritaire </span><em><span style="font-size: medium;">(voir notamment les écrits de Moufti Taqui Outhmâni à ce sujet, ainsi que l’excellente synthèse de Cheikh Mahmoûd At Touhmâz dans &laquo;&nbsp;Al Fiqh oul hanafiy fî thawbihil djadîd&nbsp;&raquo; – Volume 4 / Pages 243 à 247) </span></em></span></p>
<p class="MsoFootnoteText"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
</div>
<div id="ftn2">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn2" href="#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[2]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Parmi les oulémas contemporains, cette opinion a été adoptée notamment par Cheikh Qaradâwi ; son avis a d’ailleurs été retenu par la Commission Européenne de l’Iftâ qu’il préside, lors de sa session d’Octobre 1999. Ibnou Noudjaïm Al Misri (rahimahoullâh), l’illustre savant <em>hanafite</em>, a également cité dans un de ses ouvrages un avis autorisant à celui qui est confronté à un besoin réel d’avoir recours à un emprunt à intérêts. Voir <em>&laquo;&nbsp;Al Achbâh wan Nadhâïr&nbsp;&raquo;</em> – Page 100</span></span></p>
</div>
<div id="ftn3">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn3" href="#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[3]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Selon le rapport de Al Qaradâwi, cet avis était celui de Soufyân Ath Thawri (rahimahoullâh), de Ibrâhim An Nakhaï (rahimahoullâh), de Abou Hanîfa (rahimahoullâh), de Mouhammad Ach Chaybâni (rahimahoullâh) et d’une partie des oulémas <em>hambalites</em> ; il semble bien que la plupart des savants <em>hanafites</em> passés ainsi que certains contemporains soutiennent aussi cette opinion. <em>(Voir par exemple les écrits de As Sarakhsî (rahimahoullâh) dans &laquo;&nbsp;Al Mabsoût&nbsp;&raquo;, ceux de Ibnou &#8216;Âbidîn (rahimahoullâh) dans &laquo;&nbsp;Radd oul Mouhtâr&nbsp;&raquo; et ceux de Moufti Nizâmouddîn (rahimahoullâh) dans ses &laquo;&nbsp;Nidhâm oul Fatâwa&nbsp;&raquo;)</em>. </span></span></p>
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
</div>
<div id="ftn4">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn4" href="#_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[4]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Est ainsi appelée la Tradition où il manque un maillon au début de la chaîne de transmission et où le Tâbi&#8217;ï (rahimahoullâh) <em>(musulman de la génération suivant celle des Compagnons (radhia Allahou &#8216;anhoum))</em> cite directement les propos du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) sans indiquer d’où il les tient. </span></span></p>
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
</div>
<div id="ftn5">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn5" href="#_ftnref5"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[5]</span></span></span></a><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Pour plus de détails concernant cet avis et son argumentaire, voir  <em>&laquo;&nbsp;Fatâwa Mouâsirah&nbsp;&raquo;</em> – Volume 3 / Pages 625 à 630</span></span></p>
</div>
</div>
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