<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>finance-muslim.com &#187; fatwa</title>
	<atom:link href="http://www.finance-muslim.com/http:/www.finance-muslim.com/tag/fatwa/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.finance-muslim.com</link>
	<description>La finance islamique expliquée à tous</description>
	<lastBuildDate>Mon, 30 Aug 2010 10:09:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.1</generator>
		<item>
		<title>Que faire des intérêts bancaires ?</title>
		<link>http://www.finance-muslim.com/2009/06/que-faire-des-interets-bancaires</link>
		<comments>http://www.finance-muslim.com/2009/06/que-faire-des-interets-bancaires#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 13:46:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouhammad_Patel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Questions-Réponses]]></category>
		<category><![CDATA[aumône]]></category>
		<category><![CDATA[compte rémunéré]]></category>
		<category><![CDATA[don]]></category>
		<category><![CDATA[fatwa]]></category>
		<category><![CDATA[intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[ribâ]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.finance-muslim.com/?p=175</guid>
		<description><![CDATA[Question: Ma question se pose concernant l&#8217;argent que l&#8217;on place à la banque. Est-il interdit par l&#8217;Islam d&#8217;en garder les intérêts étant donné que la banque est une entreprise fonctionnant grâce aux intérêts? Si oui, que doit-on faire de cet argent ? Réponse : L&#8217;argent rapporté par certains types de comptes bancaires (compte épargne, livret [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Question:</strong> Ma question se pose concernant l&#8217;argent que l&#8217;on place à la banque. Est-il interdit par l&#8217;Islam d&#8217;en garder les intérêts étant donné que la banque est une entreprise fonctionnant grâce aux intérêts? Si oui, que doit-on faire de cet argent ?</span></p>
<p align="justify">
<p align="justify"><span id="more-175"></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Réponse :</strong> L&#8217;argent rapporté par certains types de comptes bancaires <em>(compte épargne, livret …) </em>est en effet considéré par les juristes musulmans comme étant de l&#8217;intérêt <em>(ribâ)</em>. <strong>Bon nombre de savants contemporains sont ainsi d&#8217;avis que, dans la mesure du possible, il faut absolument éviter d&#8217;ouvrir des comptes bancaires de cette nature. </strong>Si vraiment le musulman n&#8217;a pas le choix et il est contraint d&#8217;ouvrir un tel compte, il doit savoir <strong>qu&#8217;il lui reste strictement interdit de faire usage des intérêts ainsi obtenus pour soi et d&#8217;en tirer un quelconque profit. </strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Mais, selon la majorité des oulémas, il ne faut pas non plus de laisser ces intérêts en banque, car cela revient à apporter une contribution directe, aussi infime soit-elle, aux opérations illicites de l&#8217;établissement bancaire: et il est bien connu qu&#8217;en islam, l&#8217;entraide dans le mal <em>(&laquo;&nbsp;ta&#8217;âwoun &#8216;alal ithm&nbsp;&raquo;)</em> est condamnée. Reste à savoir maintenant ce qui doit être fait de cet argent, une fois qu&#8217;il a été retiré.</span></p>
<ul>
<li>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">A ce se sujet, Cheikh Qaradâwi écrit dans une de ses <em>fatâwa</em> que, à l&#8217;instar de tout bien acquis de façon illicite, il faut s&#8217;en débarrasser en le donnant à des personnes nécessiteuses ou à des orphelins, ou encore en l&#8217;offrant à des œuvres de bien et de charité <em>(construction de mosquées ou de centres islamiques, actions pour propager l&#8217;Islam, impression d&#8217;ouvrages religieux&#8230;)</em> </span></p>
</li>
</ul>
<p align="justify">
<ul>
<li>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Cheikh Khâlid Sayfoullâh affirme lui aussi que ce genre de bien, à l&#8217;instar du <em>louqtah</em> <em>(bien qui a été trouvé et dont le propriétaire n&#8217;a pu être retrouvé malgré des recherches), </em>doit être donné à des pauvres; mais il peut également être utilisé pour des réalisations ou des constructions servant l&#8217;intérêt général des musulmans <em>-il exclut cependant la permission de faire usage de cet argent pour la construction de mosquées, ce qui fait que, sur ce point, son avis diverge de celui de Cheikh Qaradâwi</em>. Il ajoute que As Souyoûti (rahimahoullâh) a également écrit au sujet des biens dont on ne connaît pas le ou les propriétaires légitimes qu&#8217;ils seront utilisés dans ce qui sert l&#8217;intérêt général des musulmans.<em> (&laquo;&nbsp;Al Achbâh wan Nadhâïr&nbsp;&raquo; &#8211; Page 174)</em></span></p>
</li>
</ul>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Néanmoins, par rapport à ces deux <em>fatâwa</em>, deux points méritent d&#8217;être clarifiés : </span></p>
<ul>
<li>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">En principe, lorsqu&#8217;un bien appartenant à autrui est obtenu, il est nécessaire de le restituer à son propriétaire légitime&#8230; Dans le cas présent, ne devrait-il pas être nécessaire de retourner ces sommes d&#8217;intérêts aux clients de la banque qui ont emprunté de l&#8217;argent et qui sont donc ceux qui ont versé ces sommes de <em>ribâ</em> à la banque ?&#8230; Cheikh Qaradâwi répond à cette question en affirmant qu&#8217;ici, ceux qui paient des intérêts à la banque n&#8217;ont plus, de façon contractuelle, aucune propriété sur les montants donnés. Par ailleurs, d&#8217;un point de vue purement pratique, il est pratiquement impossible de déterminer l&#8217;identité des personnes précises qui étaient les propriétaires initiaux des sommes d&#8217;argent qui ont été perçus par la suite sous forme d&#8217;intérêt par d&#8217;autres clients de la banque. C&#8217;est pourquoi, les intérêts qui sont versées par la banque sont considérées comme étant des biens dont les propriétaires légitimes sont inconnus. Et concernant ce genre de biens, la règle a été évoquée précédemment.</span></p>
</li>
</ul>
<p align="justify">
<ul>
<li>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Est-ce que cette attitude, qui consiste à se débarrasser d&#8217;un bien <em>harâm (illicite)</em> en le donnant à quelqu&#8217;un dans le besoin, n&#8217;est pas une attitude répréhensible&#8230; A cela, Cheikh Qaradâwi répond que ce genre de biens ne sont considérés comme étant <em>&laquo;&nbsp;mauvais&nbsp;&raquo; (khabîth) </em>que <strong><em>par rapport à ceux qui les ont acquis d&#8217;une mauvaise façon</em></strong>. Par contre, <strong><em>pour ce qui est de leur usage sous forme de dons aux pauvres et pour des œuvres charitables</em></strong>, ces biens restent tout à fait licites. <strong>En d&#8217;autres mots, le bien lui même ne devient pas &laquo;&nbsp;mauvais&nbsp;&raquo; par des transactions illicites : le jugement qui est porté à son sujet est lié à la personne qui l&#8217;a acquis et à la façon suivant laquelle elle l&#8217;a obtenu. </strong></span></p>
</li>
</ul>
<blockquote>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Bien entendu, ce qui est donné n&#8217;est pas considéré comme une <em>sadaqah</em> <em>(aumône <strong>méritoire</strong>)</em>, étant donné qu&#8217;<em><strong>Allah est Pur, et n&#8217;agrée que ce qui est pur </strong>(comme cela est rapporté dans un Hadith authentique du Sahîh Mouslim)</em>. L&#8217;intention qui motive le don dans ce cas est donc de se débarrasser de quelque chose dont on n&#8217;a pas droit, et non pas celle d&#8217;obtenir la récompense de l&#8217;aumône.</span></p>
<p align="left"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Malgré tout, il est possible, selon Cheikh Qaradâwi, que le musulman qui agisse de la sorte soit quand même récompensé pour son geste, non pas parce qu&#8217;il a fait une aumône méritoire, mais pour deux autres raisons :</span></p>
<ul>
<li>
<p align="left"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">il s&#8217;est protégé de ce bien illicite et s&#8217;est abstenu d&#8217;en retirer un quelconque profit personnel.</span></p>
</li>
<li>
<p align="left"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">il a servi d&#8217;intermédiaire pour faire parvenir cet argent à des pauvres etc&#8230;, qui pourront en tirer profit. </span></p>
</li>
</ul>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Avant de conclure, il est intéressant de citer ici une objection qui est soulevée par l&#8217;Imâm Ghazâli (rahimahoullâh) <em>(et qui est reprise par Cheikh Al Qaradâwi dans sa fatwa)</em> par rapport au fait de donner en aumône à un pauvre un bien illicite : <strong><em>c</em></strong><em><strong>omment peut on donner à autrui quelque chose dont on n&#8217;est pas propriétaire ? </strong></em>Il ajoute qu&#8217;un groupe de savants a justement exprimé l&#8217;avis qu&#8217;il n&#8217;était pas permis d&#8217;offrir en aumône ce genre de biens&#8230; Il est ainsi rapporté de Al Foudhaïl (rahimahoullâh) qu&#8217;il avait obtenu deux dirhams. Lorsque, par la suite, il apprit que cet argent reçu ne lui était pas parvenu de façon correcte, il le jeta et dit: <strong><em>&laquo;&nbsp;Je ne donne en aumône que ce qui est pur, et je n&#8217;agrée pas pour les autres ce que je n&#8217;agrée pas pour moi même.&nbsp;&raquo;</em></strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Après avoir évoqué cette objection, l&#8217;Imâm Ghazâli (rahimahoullâh) répond longuement à celle-ci et présente plusieurs arguments visant à établir la justesse de l&#8217;avis autorisant le don en aumône des biens illicites. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Il cite ainsi le Hadith qui relate que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait ordonné, au sujet d&#8217;une brebis rôtie qui lui avait été offerte à manger mais dont il avait su qu&#8217;elle n&#8217;avait pas été obtenue de façon totalement licite, <strong>qu&#8217;elle soit donnée à manger à des prisonniers</strong>.<strong> </strong><em>(&laquo;&nbsp;Mousnad Ahmad&nbsp;&raquo; &#8211; La chaîne de transmission est bonne (&laquo;&nbsp;djayyid&nbsp;&raquo;) selon Hâfidh Al &#8216;Irâqui (rahimahoullâh)) </em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Il mentionne également le récit concernant Abou Bakr (radhia Allâhou anhou), qui avait gagné des chamelles à la suite d&#8217;un pari qu&#8217;il avait fait avec des <em>qouraïchites</em> mecquois concernant la victoire future des byzantins sur les perses <em>(suite à la révélation des premiers passages de la Sourate &laquo;&nbsp;Al Roûm&nbsp;&raquo;)</em>: le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui avait ordonné, par la suite <em>-après l&#8217;interdiction des jeux de hasard</em>, <strong>de donner en aumône le bien gagné</strong>. <em>(Bayhaqui dans &laquo;&nbsp;Dalâïl oun noubouwwah&nbsp;&raquo;, Tirmidhi qualifie ce rapport de &laquo;&nbsp;bon&nbsp;&raquo; (hassan) et Hâkim l&#8217;authentifie)</em></span></p>
<p dir="ltr" align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Pour ce qui est du fait que l&#8217;on ne doit donner en aumône que ce qui est pur, l&#8217;Imâm Ghazâli (rahimahoullâh) affirme que cela est tout à fait vrai lorsqu&#8217;on recherche par notre acte une récompense pour soi. Alors que dans le cas présent, on ne cherche qu&#8217;à se protéger d&#8217;une injustice, et, pour cela, on a le choix entre détruire le bien ou en faire don : d&#8217;où le choix de la seconde option&#8230; </span></p>
<p dir="ltr" align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Pour ce qui est de dire que l&#8217;on ne doit pas agréer pour les autres ce que l&#8217;on agrée pas pour soi même, cela est également juste. Mais ici, le bien est illicite pour soi. Pour le pauvre, le bien est licite eu égard de sa condition; c&#8217;est donc quelque chose d&#8217;autorisé qui est agréé pour lui. </span></p>
<p align="center"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em>(Réf: &laquo;&nbsp;Djadîd Fiqhi Masâïl&nbsp;&raquo; de Cheikh Khâlid Sayfoullah &#8211; Volume 2 / Pages 269 à 272, &laquo;&nbsp;Fatâwa Mou&#8217;âsirah&nbsp;&raquo; de Cheikh Qaradâwi &#8211; Volume 2 / Pages 409 à 414, &laquo;&nbsp;Ihyâ ouloûmid dîn&nbsp;&raquo; &#8211; Volume 2 / Pages 210 à 212.)</em></p>
<p></span></p>
<p align="center"><em><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Wa Allâhou A&#8217;lam !</span></em></p>
<p align="center"><em><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Et Dieu est Plus Savant !</span></em></p>
<p><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save"><img src="http://www.finance-muslim.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share/Bookmark"/></a> </p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.finance-muslim.com/2009/06/que-faire-des-interets-bancaires/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>8</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La shirka &#8211; mousharaka</title>
		<link>http://www.finance-muslim.com/2009/04/la-shirka-mousharaka</link>
		<comments>http://www.finance-muslim.com/2009/04/la-shirka-mousharaka#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2009 05:24:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouhammad_Patel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Technique]]></category>
		<category><![CDATA[associé]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[fatwa]]></category>
		<category><![CDATA[mousharaka]]></category>
		<category><![CDATA[partage pertes et profits]]></category>
		<category><![CDATA[partenariat]]></category>
		<category><![CDATA[shirka]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.finance-muslim.com/?p=120</guid>
		<description><![CDATA[Le terme shirka (ou moushâraka) signifie littéralement &#171;&#160;association&#160;&#187;, &#171;&#160;collaboration&#160;&#187;, &#171;&#160;coopération&#160;&#187;. Dans le droit musulman, la shirka peut, à l&#8217;origine, être de deux sortes : shirkat milk : cette expression désigne la propriété conjointe d&#8217;un bien par deux (ou plus de deux) parties. Cette propriété conjointe peut être volontaire (en ce sens qu&#8217;il résulte de l&#8217;action [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm; margin-right: 0.05pt; margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal; text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif">Le terme <em>shirka (ou moushâraka)</em> signifie littéralement <em>&laquo;&nbsp;association&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;collaboration&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;coopération&nbsp;&raquo;</em>. Dans le droit musulman, la <em>shirka</em> peut, à l&#8217;origine, être de deux sortes :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm; margin-right: 0.05pt; margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal; text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm; margin-right: 0.05pt; margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal; text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif"><br />
</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><em><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif">shirkat milk</span></em><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif"> : cette expression désigne la propriété conjointe d&#8217;un bien par deux <em>(ou plus de deux)</em> parties. Cette propriété conjointe peut être volontaire (<em>en ce sens qu&#8217;il résulte de l&#8217;action des partenaires, comme l&#8217;achat en commun d&#8217;un bien –on parle alors de shirkat ikhtiyâr)</em> ou non <em>(en ce sens qu&#8217;il ne résulte pas d&#8217;une quelconque action des partenaires, comme dans le cas d&#8217;un bien obtenu à travers un héritage commun – on parle alors de shirkat djabr)</em>.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif"><br />
</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 18.1pt; line-height: normal; text-align: center;"><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif"> </span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 18.1pt; line-height: normal; text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif"><span id="more-120"></span><br />
</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: 'Book Antiqua',serif"><span style="font-size: medium;"> </span></span><em><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif">shirkat &#8216;aqd</span></em><span style="font-size:medium; font-family: 'Book Antiqua',serif"> : cette expression désigne le partenariat qui est établi de façon contractuelle et par le biais duquel deux <em>(ou plus de deux)</em> parties conviennent de mettre en commun des ressources pour mener à bien une opération commerciale en vue d&#8217;en partager les bénéfices. C&#8217;est ce genre de partenariat qui est couramment employé dans la finance islamique. Les anciens juristes musulmans ont recensé différents types de <em>shirkat &#8216;aqd</em>, les plus connus étant les suivants : </span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm; margin-right: 0.05pt; margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal; text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif"> </span></p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<ul style="text-align: justify;">
<li><em><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif">shirkat amwâl</span></em><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif">, dont la forme la plus répandue est le<em> shirkat &#8216;inân</em> : deux <em>(ou plus de deux)</em> parties associent d&#8217;un commun accord leur capital dans une entreprise commerciale, les profits obtenus étant répartis entre elles suivant des proportions convenues mais les pertes étant supportées par chacune des parties à hauteur de son apport. Dans un <em>shirkat &#8216;inân</em>, il n&#8217;est pas nécessaire que tous les associés participent à l&#8217;activité de l&#8217;entreprise. Les oulémas des différentes écoles de droit musulman s&#8217;accordent sur le caractère licite de ce type de partenariat.</span></li>
</ul>
</blockquote>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; line-height: normal; text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif"> </span></p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<ul style="text-align: justify;">
<li><em><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif">shirkat a&#8217;mâl (aussi appelé shirkat abdân, shirkat taqabboul et shirkat sanâï&#8217;)</span></em><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif"> : deux <em>(ou plus de deux) </em>parties s&#8217;accordent pour exercer leur activité professionnelle et proposer leurs services au sein d&#8217;une entreprise commune, la rémunération perçue étant répartie entre eux suivant des proportions prédéfinies. La majorité des oulémas <em>(hanafites, châféïtes et mâlékites)</em> s&#8217;accorde pour considérer que le <em>shirkat a&#8217;mâl</em> est, dans son principe, autorisé. Les <em>châféïtes</em> ne partagent pas cet avis.</span></li>
</ul>
</blockquote>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 54.1pt; line-height: normal; text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif"> </span></p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: 'Book Antiqua',serif"><span style="font-size: medium;"> </span></span><em><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif">shirkat woudjoûh (appelé également shirkat dhimam)</span></em><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif"> : deux <em>(ou plus de deux)</em> parties ayant bonne réputation s&#8217;accordent pour créer une entreprise commune dont l&#8217;activité consiste en l&#8217;achat à crédit <em>(mettant ainsi à profit la confiance dont elles jouissent auprès des fournisseurs)</em> de biens et leur revente au comptant, les associés garantissant chacun le paiement d&#8217;une part définie des sommes dus aux créanciers. Les bénéfices éventuels des transactions effectuées dans le cadre de l&#8217;entreprise commune sont répartis entre les partenaires suivant des proportions convenues. Ce type de société est autorisé selon les <em>hanafites</em> et les <em>hambalites</em>; les <em>mâlékites </em>et les <em>châféïtes </em>soutiennent pour leur part que le contrat de <em>shirkat woudjoûh</em> n&#8217;est pas valide.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Book Antiqua',serif"><br />
</span></p></blockquote>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: justify;">
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: justify;"><img class="size-full wp-image-121 alignnone" title="shirka" src="http://www.finance-muslim.com/wp-content/uploads/2009/04/shirka.gif" alt="shirka" width="514" height="360" /></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: justify;">
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: justify;">
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: justify;">
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: justify;">
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: justify;">
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: justify;">
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: justify;">
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: justify;">
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: justify;">
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: justify;">
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: 'Book Antiqua',serif; font-style: italic">Wa Allâhou A&#8217;lam !</span></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: 'Book Antiqua',serif; font-style: italic"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: center;">
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: center;"><em><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: 'Book Antiqua',serif">Et Dieu est Plus Savant !</span></span><span style="font-size: 13.5pt; font-family: 'Book Antiqua',serif"> </span></em></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0.05pt 0.0001pt 36.1pt; text-indent: -18pt; line-height: normal; text-align: justify;">
<p><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save"><img src="http://www.finance-muslim.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share/Bookmark"/></a> </p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.finance-muslim.com/2009/04/la-shirka-mousharaka/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;interdiction d&#8217;intercepter les marchandises</title>
		<link>http://www.finance-muslim.com/2009/04/interception-marchand</link>
		<comments>http://www.finance-muslim.com/2009/04/interception-marchand#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 16:23:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouhammad_Patel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fondements]]></category>
		<category><![CDATA[fatwa]]></category>
		<category><![CDATA[interception]]></category>
		<category><![CDATA[marchands]]></category>
		<category><![CDATA[monopole]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.finance-muslim.com/?p=90</guid>
		<description><![CDATA[باب مَا جَاءَ فِى كَرَاهِيَةِ تَلَقِّى الْبُيُوعِ L&#8217;interdiction d&#8217;intercepter les marchandises عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ عَنِ النَّبِىِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ نَهَى عَنْ تَلَقِّى الْبُيُوعِ Traduction explicative Ibnou Mas&#8217;oûd (radhia Allâhou anhou) rapporte du Prophète Mouhammad (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam) qu&#8217;il a condamné le fait d&#8217;intercepter les marchandises (avant que celles-ci ne soient transportées jusqu&#8217;au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="MsoNormal" style="text-align: center; text-autospace: none"><strong><span style="font-family: Book Antiqua" dir="rtl" lang="AR-SA"><span style="font-size: medium;">باب مَا جَاءَ فِى كَرَاهِيَةِ تَلَقِّى الْبُيُوعِ</span></span><em><span style="font-family: Book Antiqua" lang="AR-SA"><span style="font-size: medium;"> </span></span></em></strong></h3>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; text-autospace: none" align="center"><strong><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">L&#8217;interdiction d&#8217;intercepter les marchandises</span></span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; text-autospace: none" align="center"><strong><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"><br />
</span></span></em></strong></p>
<h3 class="MsoNormal" style="text-align: right; text-autospace: none"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong><em><span style="background-image: none; background-repeat: repeat; background-attachment: scroll; background-position: 0% 0%"> </span></em></strong></span><span style="font-family: Book Antiqua" lang="AR-SA"><span style="font-size: medium;">عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ عَنِ النَّبِىِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ نَهَى عَنْ تَلَقِّى الْبُيُوعِ</span></span></h3>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-autospace: none; direction: rtl; unicode-bidi: embed" dir="rtl"><strong><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Traduction explicative</span></span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Ibnou Mas&#8217;oûd (radhia Allâhou anhou) rapporte du Prophète Mouhammad (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam) qu&#8217;il a condamné le fait d&#8217;intercepter les marchandises <em>(avant que celles-ci ne soient transportées jusqu&#8217;au lieu où elles vont être vendues)</em>. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; text-autospace: none" align="center"><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">(Hadith authentique, cité également par Mouslim)</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; text-autospace: none" align="center"><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"><br />
</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong> </strong></span></p>
<h3 class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none; direction: rtl; unicode-bidi: embed" dir="rtl"><span style="font-family: Book Antiqua" lang="AR-SA"><span style="font-size: medium;">عَنْ أَبِى هُرَيْرَةَ أَنَّ النَّبِىَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى أَنْ يُتَلَقَّى الْجَلَبُ فَإِنْ تَلَقَّاهُ إِنْسَانٌ فَابْتَاعَهُ فَصَاحِبُ السِّلْعَةِ فِيهَا بِالْخِيَارِ إِذَا وَرَدَ السُّوقَ</span></span></h3>
<h3 class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none; direction: rtl; unicode-bidi: embed" dir="rtl"><span style="font-family: Book Antiqua" lang="AR-SA"><span style="font-size: medium;">قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ مِنْ حَدِيثِ أَيُّوبَ وَحَدِيثُ ابْنِ مَسْعُودٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ</span></span></h3>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><strong><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Traduction explicative</span></span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Abou Houreïrah (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète Mouhammad (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam) a condamné que l&#8217;on intercepte les marchands <em>(pour leur acheter leurs produits avant qu&#8217;ils n&#8217;arrivent au marché. Une autre traduction possible de ce propos de Abou Houreïrah (radhia Allâhou anhou) est : &laquo;&nbsp;le Prophète Mouhammad (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam) a condamné que l&#8217;on intercepte les articles (qui sont en train d&#8217;être transportés au marché pour être vendus)&nbsp;&raquo;)</em>. Et si quelqu&#8217;un l&#8217;intercepte <em>(c&#8217;est-à-dire le marchand ou le produit)</em> et achète de lui <em>(ou achète le bien qu&#8217;il transporte)</em>, le propriétaire de la marchandise <em>(vendue)</em> aura le choix <em>(de revenir ou non sur la transaction effectuée)</em> lorsqu&#8217;il arrivera au marché.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; text-autospace: none" align="center"><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">(Hadith authentifié par Al Albâni)</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p><span id="more-90"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><strong><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Commentaires </span></span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><strong><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">&laquo;&nbsp;le Prophète Mouhammad (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam) a condamné que l&#8217;on intercepte les marchands&nbsp;&raquo;</span></span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Il n&#8217;est pas permis au musulman de procéder au <em>&laquo;&nbsp;talaqqiyl  djalab&nbsp;&raquo; (aussi appelé &laquo;&nbsp;talaqqiyl sila&#8217;&nbsp;&raquo; (interception des marchandises) et &laquo;&nbsp;talaqqiyr roukbân&nbsp;&raquo; (interception des marchands))</em>, c&#8217;est-à-dire d&#8217;aller à la rencontre de ceux qui sont en train de se rendre en ville pour y vendre des denrées </span><em><span style="font-size: medium;">(et autres choses de ce genre</span></em></span><a name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[1]</span></span></span></a><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">)</span></span></em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> et de leur acheter leurs produits avant qu&#8217;ils n&#8217;arrivent au marché. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Selon les juristes <em>hanafites</em>, cette interdiction <em>(karâhiyat out tahrîm)</em> est motivée <em>(ma&#8217;loûl)</em> par : </span></span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">le fait qu&#8217;elle se révèle souvent préjudiciable au reste de la population. En effet, c&#8217;était surtout durant les périodes où les denrées se faisaient rares en ville que certains pratiquaient le <em>talaqqiyl djalab</em>. En achetant ainsi l&#8217;ensemble des aliments qui était apportée de l&#8217;extérieur avant même qu&#8217;ils n&#8217;atteignent le marché, leur intention était de tirer profit du besoin des gens en leur revendant ces produits à un prix bien supérieur à celui qui leur aurait été proposé si la transaction s&#8217;était faite directement avec le propriétaire initial <em>(celui qui les a apportés de l&#8217;extérieur)</em>.</span></span></li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"></span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">le fait que ceux qui interceptent ainsi des marchandises avant que leurs propriétaires n&#8217;arrivent en ville trompent souvent ces derniers sur les prix pratiqués sur le marché et font ainsi l&#8217;acquisition de leurs biens à moindre coût, diminuant d’autant le bénéfice que ces gens auraient pu obtenir s&#8217;ils étaient venus vendre eux-mêmes leurs biens en ville.</span></span><a name="_ftnref2" href="#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[2]</span></span></span></a></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">C&#8217;est la raison pour laquelle les <em>hanafites</em> soutiennent que, dans le cas où l&#8217;achat des produits avant leur arrivée au marché n&#8217;est pas préjudiciable à la population </span><em><span style="font-size: medium;">(en ce sens que les biens concernés ne sont pas essentiels à la population ou y sont déjà disponibles en quantité suffisante</span></em></span><a name="_ftnref3" href="#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><em><span style="font-family: 'Book Antiqua',serif"><strong><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[3]</span></span></strong></span></em></span></a><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">)</span></span></em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> et que ceux qui les interceptent ne trompent pas non plus les propriétaires sur les prix pratiqués en ville, la pratique du <em>&laquo;&nbsp;talaqqiyl  djalab&nbsp;&raquo; </em>n&#8217;est pas condamnée.</span></span><a name="_ftnref4" href="#_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[4]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Comme le souligne en substance At Tahâwi (rahimahoullâh) dans son <em>&laquo;&nbsp;Char&#8217;h Ma&#8217;âniy oul Âthâr&nbsp;&raquo;</em>, cette approche permet de concilier le contenu des <em>Ahâdîth</em> cités par l&#8217;Imâm Tirmidhi (rahimahoullâh) avec celui de la Tradition authentique suivante : </span></span></p>
<h3 class="MsoNormal" style="text-align: center; text-autospace: none; direction: rtl; unicode-bidi: embed" dir="rtl"><span style="font-family: Book Antiqua; color: black" lang="AR-SA"><span style="font-size: medium;">حَدَّثَنَا ابْنُ عُمَرَ</span></span><strong><span style="font-family: Book Antiqua; color: black" dir="ltr" lang="AR-SA"><span style="font-size: medium;"> </span></span></strong><span style="font-family: Book Antiqua; color: black" lang="AR-SA"><span style="font-size: medium;">أَنَّهُمْ كَانُوا يَشْتَرُونَ الطَّعَامَ مِنَ الرُّكْبَانِ عَلَى عَهْدِ النَّبِىِّ صلى الله عليه وسلم فَيَبْعَثُ عَلَيْهِمْ مَنْ يَمْنَعُهُمْ أَنْ يَبِيعُوهُ حَيْثُ اشْتَرَوْهُ حَتَّى يَنْقُلُوهُ حَيْثُ يُبَاعُ الطَّعَامُ</span></span></h3>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><span style="font-family: Book Antiqua; color: black"><span style="font-size: medium;">Ibnou &#8216;Oumar (radhia Allâhou anhou) rapporte que, à l&#8217;époque du Prophète Mouhammad (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam), ils achetaient des denrées des marchands <em>(qui venaient de l&#8217;extérieur sur leurs montures)</em>. Il (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam) envoyait alors quelqu&#8217;un pour les empêcher de revendre <em>(ces aliments dont ils venaient de faire l&#8217;acquisition)</em> là où ils les avaient acheté et d&#8217;attendre <em>(pour cela) </em>de les avoir transporté jusque là où était vendue la nourriture (<em>c&#8217;est-à-dire le marché)</em>. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; text-autospace: none" align="center"><em><span style="font-family: Book Antiqua; color: black"><span style="font-size: medium;">(Sahîh oul Boukhâri)</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><span style="font-family: Book Antiqua; color: black"><span style="font-size: medium;">Ce Hadith indique en effet clairement que </span></span><strong><span style="font-family: Book Antiqua; color: black"><span style="font-size: medium;">le Prophète Mouhammad (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam) n&#8217;avait pas empêché aux Compagnons (radhia Allâhou anhoum) d&#8217;intercepter les marchands en chemin et de leur acheter leurs biens</span></span></strong><span style="font-family: Book Antiqua; color: black"><span style="font-size: medium;">.</span></span><a name="_ftnref5" href="#_ftn5"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua; color: black"><span style="font-size: medium;">[5]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua; color: black"><span style="font-size: medium;"> Il (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam) leur avait juste interdit de revendre ces produits avant de parvenir au marché </span><em><span style="font-size: medium;">(étant donné que ce n&#8217;était qu&#8217;à cet endroit que les marchandises étaient descendues des montures et que les acheteurs prenaient réellement possession des marchandises (finalisant ainsi le transfert de propriété</span></em></span><a name="_ftnref6" href="#_ftn6"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua; color: black"><span style="font-size: medium;">[6]</span></span></span></a><em><span style="font-family: Book Antiqua; color: black"><span style="font-size: medium;">)</span></span></em><span style="font-family: Book Antiqua; color: black"><span style="font-size: medium;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><strong><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Et si quelqu&#8217;un l&#8217;intercepte</span></span></em></strong><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> (c&#8217;est-à-dire le marchand ou le produit) <strong>et achète de lui</strong> (ou achète le bien qu&#8217;il transporte<strong>), le propriétaire de la marchandise </strong>(vendue)</span><strong><span style="font-size: medium;"> aura le choix&nbsp;&raquo;</span></strong></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><span style="font-family: Book Antiqua; color: black"><span style="font-size: medium;">Dans le cas où quelqu&#8217;un transgresse l&#8217;interdiction et effectue quand même le </span></span><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">talaqqiyl djalab</span></span></em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">, la transaction conclue est valide : la grande majorité des oulémas <em>(hanafites, châféïtes, mâlékites et hambalites)</em> s&#8217;accorde sur ce point.</span></span><a name="_ftnref7" href="#_ftn7"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[7]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Par la suite cependant, si le vendeur initial <em>(celui qui apportait les produits de l&#8217;extérieur de la ville)</em> constate, en arrivant sur le marché, qu&#8217;il a été trompé et que les prix qui lui ont été indiqués <em>(et conformément auxquels il a cédé sa marchandise) </em>ne correspondent pas à la réalité, les <em>châféïtes </em>et<em> </em>les <em>hambalites</em> sont d&#8217;avis qu&#8217;il aura la possibilité de revenir sur la transaction effectuée. Leur opinion à ce sujet repose sur l&#8217;énoncé du Hadith cité par l&#8217;Imâm Tirmidhi (rahimahoullâh).</span></span><a name="_ftnref8" href="#_ftn8"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[8]</span></span></span></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Certains savants affirment que l&#8217;Imâm Abou Hanîfah (rahimahoullâh) était d&#8217;avis que, une fois la transaction complétée, le vendeur ne peut plus annuler celle-ci uniquement parce qu&#8217;il s&#8217;est laissé tromper : en effet, comme il a librement fait le choix de croire sur parole et de vendre sa marchandise à celui qui est venu à sa rencontre, et ce, sans attendre d&#8217;arriver en ville, c&#8217;est donc à lui seul d&#8217;assumer la responsabilité de son manque de rigueur. Quant à ce qui est énoncé dans la présente Tradition, Dhafar Al Outhmâni (rahimahoullâh) interprète cela comme une mesure <em>(temporaire)</em> visant à protéger les intérêts de la communauté <em>(qawl oun nabiy (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam) mahmoûloun &#8216;alas siyâsati)</em> et non comme une prescription religieuse définitive et permanente <em>(houkm char&#8217;îy)</em>.</span></span><a name="_ftnref9" href="#_ftn9"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[9]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-autospace: none"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Moufti Taqui se démarque cependant de cette position : selon lui, le fait même que l&#8217;Imâm Abou Hanîfah (rahimahoullâh) ait exprimé de façon explicite l&#8217;avis mentionné ci-dessus reste à prouver… Et même si cela est avéré, il affirme qu&#8217;il est fort probable qu&#8217;il (rahimahoullâh) avait adopté cette opinion <strong>parce que</strong> <strong>les propos énoncés par le Prophète Mouhammad (sallallâhou &#8216;alayhi wa sallam) à ce sujet ne lui étaient pas parvenus</strong>. Selon lui, donc, c&#8217;est à l&#8217;énoncé du Hadith qu&#8217;il faut s&#8217;en tenir et le vendeur qui a été trompé lors du <em>talaqqiyl djalab</em> aura bien la possibilité de revenir sur la transaction effectuée. C&#8217;est d&#8217;ailleurs cette opinion qui a été retenue par l&#8217;illustre savant <em>hanafite</em> Ibnou Houmâm (rahimahoullâh).</span></span><a name="_ftnref10" href="#_ftn10"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[10]</span></span></span></a></p>
<div>
<p align="center"><em><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Wa Allâhou A&#8217;lam !</span></em></p>
<p align="center"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em>Et Dieu est Plus Savant !</em><br />
</span></p>
<hr size="1" />
<div id="ftn1">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn1" href="#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[1]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Réf: <em>&laquo;&nbsp;Al Mawsoûat oul Fiqhiyah&nbsp;&raquo;</em> – Volume 9 / Page 222</span></span></p>
</div>
<div id="ftn2">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn2" href="#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[2]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Réf : <em>&laquo;&nbsp;Al Bahr oul Râïq&nbsp;&raquo;</em> – Volume 6 / Page 108, <em>&laquo;&nbsp;Radd oul Mouhtâr&nbsp;&raquo;</em> – Volume 5 / Page 102</span></span></p>
</div>
<div id="ftn3">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn3" href="#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[3]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Réf : <em>&laquo;&nbsp;Taqrîr Tirmidhi&nbsp;&raquo; </em>– Volume 1 / Page 75</span></span></p>
</div>
<div id="ftn4">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn4" href="#_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[4]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> C&#8217;est en considérant ce point que Moufti Taqi Outhmâni écrit que le fait d&#8217;aller à la rencontre d&#8217;un fournisseur et d&#8217;obtenir de sa part l&#8217;exclusivité de distribuer ses marchandises avant même que ces derniers n&#8217;aient pu accéder au marché n&#8217;est condamné que si cela porte préjudice à la population. Voir <em>&laquo;&nbsp;Taqrîr Tirmidhi&nbsp;&raquo;</em> &#8211; Volume 1 / Page 75</span></span></p>
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Les <em>châféïtes</em> et les <em>hambalites (ainsi que bon nombre d&#8217;autres savants)</em> sont d&#8217;avis que le <em>talaqqiyl djalab</em> est interdit de façon générale. Voir <em>&laquo;&nbsp;Al Mawsoûat oul Fiqhiyah&nbsp;&raquo;</em> – Volume 9 / Page 222 et <em>&laquo;&nbsp;Bidâyat oul Moudjtahid&nbsp;&raquo;</em> – Volume 2 / Page 133 et <em>&laquo;&nbsp;Al Mouhallâ&nbsp;&raquo;</em> – Volume 8 / Page 449-450</span></span></p>
</div>
<div id="ftn5">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn5" href="#_ftnref5"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[5]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Ibnou Hazm (rahimahoullâh) a émis plusieurs critiques par rapport à cet argumentaire des <em>hanafites</em>; Dhafar Al Outhmâni (rahimahoullâh) s&#8217;est attaché à répondre de façon rigoureuse à chacune d&#8217;entre elles dans son <em>&laquo;&nbsp;I&#8217;lâ ous Sounan&nbsp;&raquo; </em>– Volume 13 / Pages 6054 et suivantes.</span></span></p>
</div>
<div id="ftn6">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn6" href="#_ftnref6"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[6]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Il n&#8217;est pas permis au musulman de vendre une denrée qu&#8217;il a achetée tant qu&#8217;il n&#8217;a pas pris pleinement possession de celle-ci. Pour ce qui est des autres types de marchandises, les avis divergent entre les oulémas. Pour une synthèse sur la question, voir <em>&laquo;&nbsp;Char&#8217;h Mouslim&nbsp;&raquo;</em> – Volume 10 / Pages 168-169</span></span></p>
</div>
<div id="ftn7">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn7" href="#_ftnref7"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[7]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Réf : <em>&laquo;&nbsp;Al Mawsoûat oul Fiqhiyah&nbsp;&raquo;</em> – Volume 9 / Page 222-223, <em>&laquo;&nbsp;Al Madmoû&#8217;&nbsp;&raquo;</em> – Volume 13 / Page 26 et <em>&laquo;&nbsp;&#8216;Oumdat oul Qâriy&nbsp;&raquo;</em> – Volume 11 / Page 284; certains savants <em>(dont l&#8217;Imâm Al Boukhâri (rahimahoullâh), ainsi que des mâlékites et des hambalites)</em> sont d&#8217;avis que la transaction faite dans le cadre du <em>talaqqyil djalab</em> n&#8217;est pas valide. Voir <em>&laquo;&nbsp;Fath oul Bâriy&nbsp;&raquo;</em> – Volume 4 / Page 374</span></span></p>
</div>
<div id="ftn8">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn8" href="#_ftnref8"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[8]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Les <em>mâlékites</em> considèrent pour leur part que les autres personnes présentes sur le marché peuvent, si elles le désirent, s&#8217;associer à celui qui a procédé au <em>talaqqyil djalab</em> dans les marchandises dont il a fait l&#8217;acquisition. Réf : <em>&laquo;&nbsp;Al Moughniy&nbsp;&raquo;</em> – Volume 4 / Page 153, <em>&laquo;&nbsp;Al Fiqh oul Islâmiy wa adillatouh&nbsp;&raquo;</em> – Volume 4 / Page 511 et <em>&laquo;&nbsp;&#8216;Oumdat oul Qâriy&nbsp;&raquo;</em> – Volume 11 / Page 284</span></span></p>
</div>
<div id="ftn9">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn9" href="#_ftnref9"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[9]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Voir <em>&laquo;&nbsp;I&#8217;lâ ous Sounan&nbsp;&raquo; </em>– Volume 13 / Page 6052, <em>&laquo;&nbsp;Badhl oul Madjhoûd&nbsp;&raquo;</em> – Volume 15 / Page 104 et <em>&laquo;&nbsp;Taqrîr Tirmidhi&nbsp;&raquo;</em> – Volume 1 / Pages 76-77</span></span></p>
</div>
<div id="ftn10">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn10" href="#_ftnref10"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[10]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Réf : <em>&laquo;&nbsp;Taqrîr Tirmidhi&nbsp;&raquo;</em> – Volume 1 / Pages 76-77, <em>&laquo;&nbsp;Fath oul Qadîr&nbsp;&raquo; </em>– Volume 6 / Page 476</span></span></p>
</div>
</div>
<p><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save"><img src="http://www.finance-muslim.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share/Bookmark"/></a> </p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.finance-muslim.com/2009/04/interception-marchand/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Contracter un emprunt à intérêts pour s&#8217;acheter une maison : est-ce licite ?</title>
		<link>http://www.finance-muslim.com/2009/04/contracter-un-emprunt-a-interets-pour-sacheter-une-maison-est-ce-licite</link>
		<comments>http://www.finance-muslim.com/2009/04/contracter-un-emprunt-a-interets-pour-sacheter-une-maison-est-ce-licite#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2009 17:34:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouhammad_Patel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Questions-Réponses]]></category>
		<category><![CDATA[crédit]]></category>
		<category><![CDATA[emprunt]]></category>
		<category><![CDATA[fatwa]]></category>
		<category><![CDATA[intérêts]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.finance-muslim.com/?p=55</guid>
		<description><![CDATA[Question : Est-il permis à un musulman qui vit en France de contracter un emprunt à intérêts pour acquérir une maison qui lui servira d’habitation principale ? J’ai entendu dire que des savants ont autorisé cela&#8230; Est-ce vrai ? Éléments de réponse : Selon la grande majorité des savants musulmans[1], le recours aux emprunts bancaires avec intérêts sont strictement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Question :<span style="color:teal"> </span></span></span></strong><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Est-il permis à un musulman qui vit en France de contracter un emprunt à intérêts pour acquérir une maison qui lui servira d’habitation principale ? J’ai entendu dire que des savants ont autorisé cela&#8230; Est-ce vrai ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Éléments de réponse : </span></span></strong></p>
<p class="MsoListParagraph" style="text-align: justify; margin-left: 0cm"><strong><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Selon la grande majorité des savants musulmans</span><span style="font-family:&quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><a name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[1]</span></span></span></a></span><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">, le recours aux emprunts bancaires avec intérêts sont strictement interdits</span></strong><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">, et ce, en vertu des versets du Qour’aane et Hadiths qui condamnent très sévèrement le <em>« ribâ » (terme qui désigne la plupart du temps les intérêts et l’usure)</em>, dont les suivants :</span></span></p>
<p class="MsoListParagraph" style="text-align: justify; margin-left: 0cm"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"><span id="more-55"></span><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; margin-left: 18.0pt; margin-bottom: 12.0pt" align="center"><strong><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Ceux qui mangent [pratiquent] le ribâ ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu’ils disent : &laquo;&nbsp;Le commerce est tout à fait comme l’intérêt (al ribâ)&nbsp;&raquo;, alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt (al ribâ). Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu’il a acquis auparavant ; et son affaire dépend d’Allah. Mais quiconque récidive&#8230; alors les voilà, les gens du Feu ! Ils y demeureront éternellement.<br />
Allah anéantit l’intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes. Et Allah n’aime pas le mécréant pécheur.<br />
Ceux qui ont la foi, ont fait de bonnes œuvres, accompli la Salat et acquitté la Zakat, auront certes leur récompense auprès de leur Seigneur. Pas de crainte pour eux, et ils ne seront point affligés.<br />
Ô les croyants ! Craignez Allah ; et renoncez au reliquat de l’intérêt, si vous êtes croyants.<br />
Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part d’Allah et de Son messager. Et si vous vous repentez, vous aurez vos capitaux (de départ). Vous ne léserez personne, et vous ne serez point lésés.</span></span></em></strong></p>
<p><strong><em></em></strong><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">(Sourate 2 / Versets 275 à 279)</span></span></em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"><br />
</span><strong><em></em></strong></span></p>
<p><strong><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Aboû Hourayra (radhia Allâhou anhou), rapporte que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit : &laquo;&nbsp;Evitez les sept (péchés) destructeurs !&nbsp;&raquo; – &laquo;&nbsp;Quels sont-ils, Ô Envoyé d’Allah ?&nbsp;&raquo;, lui demanda-t-on. – &laquo;&nbsp;Ce sont, répondit-il : le polythéisme, la magie, le meurtre qu’Allah a interdit sauf à bon droit, l’usurpation des biens de l’orphelin, le fait de &laquo;&nbsp;manger&nbsp;&raquo; de l’intérêt (akl oul ribâ), la fuite du front au jour du djihad et la fausse accusation (de fornication) des femmes vertueuses, chastes et croyantes.&nbsp;&raquo;</span></span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; margin-left: 18.0pt; margin-bottom: 12.0pt" align="center"><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">(Mouslim)</span></span></em></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Certains savants</span><span><a name="_ftnref2" href="#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[2]</span></span></span></a></span><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> autorisent exceptionnellement au musulman qui vit dans un pays non musulman le recours à un emprunt à intérêts lorsque celui-ci est pour lui le seul et unique moyen d’obtenir une somme d’argent suffisante pour répondre à <span style="text-decoration: underline;">une nécessité vitale</span><em> (&laquo;&nbsp;dharoûrah&nbsp;&raquo;- dont la non prise en compte fait peser un risque sur la vie de l’individu)</em><strong> </strong>ou <span style="text-decoration: underline;">à un besoin réel</span> <em>(&laquo;&nbsp;hâdjah&nbsp;&raquo;- dont la non prise en considération a pour conséquence de créer une gêne difficile à supporter)</em>, et ce, <span style="text-decoration: underline;">dans la limite de la nécessité ou du besoin</span> <em>(&laquo;&nbsp;adh dharourah toutaqaddarou biqadridh dharoûrah&nbsp;&raquo;)</em>…</span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Ces oulémas autorisent ainsi au musulman qui vit en terre non musulmane d’avoir recours à un emprunt à intérêts pour acquérir un logement décent, et ce, sous deux conditions :</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt; margin-bottom: 12.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Il ne dispose d’aucun autre moyen licite pour satisfaire ce besoin. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt; margin-bottom: 12.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Le logement qu’il va acheter lui servira d’habitation principale.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Leur avis à ce sujet repose sur deux arguments principaux :</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt"><strong><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">B.1/</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">a) La nécessité vitale <em>(&laquo;&nbsp;adh dharoûrah&nbsp;&raquo;)</em> fait loi et elle permet de lever certaines interdictions dans le droit musulman : les <em>fouqahâ (spécialistes du fiqh)</em> sont unanimes à ce sujet.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt; margin-bottom: 12.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"><br />
b) Un besoin réel <em>(&laquo;&nbsp;hâdjah&nbsp;&raquo;) </em>peut, lorsqu’il se généralise, atteindre le statut de la nécessité vitale <em>(&laquo;&nbsp;al hâdjah tounzalou manzilatidh dharoûrah idhâ ‘âmat&nbsp;&raquo;) </em>et permettre également la levée temporaire d’une interdiction. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">c) Le fait d’être propriétaire de son logement pour un musulman qui vit en terre non musulmane constitue justement un <strong>besoin réel</strong> de nos jours, essentiellement pour les raisons suivantes :</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt; margin-bottom: 12.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">l’accession à la propriété est le moyen pour lui de se mettre à l’abri du risque de se retrouver un jour à la rue avec sa famille <em>(s’il est, pour une raison ou une autre, expulsé du logement qu’il loue par exemple ; ou encore, s’il n’est plus en mesure de payer son loyer suite à une baisse conséquente de ses revenus (perte d’emploi…)) </em>;</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt; margin-bottom: 12.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">dans le cas où plusieurs musulmans feraient l’acquisition d’un logement dans un même quartier <em>(autour d’une mosquée ou d’un centre islamique par exemple)</em>, celui-ci pourrait devenir un espace propice pour le développement d’activités religieuses et le renforcement des liens de fraternité entre eux ;</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt; margin-bottom: 12.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">l’acquisition progressive de logements par de plus en plus de musulmans peut également contribuer à l’élévation du niveau de vie de la minorité qu’ils représentent : à long terme, cette démarche pourrait aider la communauté musulmane à se libérer de certaines contraintes économiques auxquelles elle est confrontée et, lui permettre ainsi de disposer de plus de moyens pour apporter une contribution positive à l’amélioration de la société entière.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">C’est en considérant ces trois points que les savants cités sont arrivés à la conclusion mentionnée précédemment, et ce d’autant plus que, selon certains oulémas, l’emprunt à intérêts n&#8217;est pas directement visé par l&#8217;interdiction du <em>&laquo;&nbsp;ribâ&nbsp;&raquo;</em> : celle-ci concerne en fait le prêt à intérêt, et l&#8217;emprunt <em>&laquo;&nbsp;ribawi&nbsp;&raquo;</em> n&#8217;est prohibé que parce qu’il implique forcément un prêt <em>&laquo;&nbsp;ribawi&nbsp;&raquo;</em>… </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt">
<p><span style="font-size: medium;"><strong>B.2/</strong> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">D’illustres savants</span><span style="font-family:&quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><a name="_ftnref3" href="#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[3]</span></span></span></a></span><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> ont autorisé au musulman de faire des transactions <em><span style="text-decoration: underline;">(sous certaines conditions) </span></em>contenant du <em>ribâ</em> avec un non musulman au sein du <em>dâr oul harb</em> <em>(pays qui est en état de belligérance avec les musulmans)</em>, et ce, suivant ce qui est apparemment énoncé dans un hadith <em>moursal</em></span><span style="font-family:&quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><a name="_ftnref4" href="#_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[4]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em> </em>cité par l’Imâm Mouhammad Ach Chyabâni (rahimahoullâh) dans <em>&laquo;&nbsp;As Siyar oul Kabîr&nbsp;&raquo; </em>: pour les oulémas qui soutiennent la permission d&#8217;avoir recours au crédit à intérêt dans le cadre du réel besoin, cette opinion –<em>même si elle est minoritaire-</em> peut être adoptée dans le cas présent pour renforcer l’argumentaire précédent.</span><a name="_ftnref5" href="#_ftn5"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[5]</span></span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"><br />
Voici donc un bref exposé de la divergence qui oppose les savants contemporains sur cette question sensible… Personnellement, j’avoue ne pas être convaincu par le double argumentaire développé par le second groupe de savants, et ce, pour les raisons suivantes : </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">1-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Les avertissements énoncés au sujet du <em>ribâ</em> sont d’une gravité et d’une sévérité extrêmes, et ils ne font aucune distinction entre les transactions ayant lieu entre musulmans ou avec des non musulmans… </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">2-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Pour ce qui est du Hadith évoqué et dont l’énoncé se présente ainsi : <strong><em>&laquo;&nbsp;lâ ribâ baynal mouslim wal harbiy fî dâr il harb&nbsp;&raquo;</em></strong> <em>(&laquo;&nbsp;Point de ribâ entre le musulman et le non musulman harbiy dans le dâr oul harb&nbsp;&raquo;)</em>, il ne semble pas être de nature à pouvoir constituer un argument solide face à toutes les autres références authentiques et explicites traitant de la question car :</span></span></p>
<ul style="margin-bottom: 0cm" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">les savants musulmans ne s’accordent pas sur la validité de ce Hadith; en effet, s&#8217;il est vrai qu&#8217;As Sarakhsi (rahimahoullâh) l’authentifie dans <em>&laquo;&nbsp;Al mabsoût&nbsp;&raquo;</em>, il n&#8217;en reste pas moins que d&#8217;autres experts ont émis des réserves son authenticité <em>(comme en témoignent les écrits de Az Zaïlaï (rahimahoullâh) dans son &laquo;&nbsp;Nasb oul Râyah&nbsp;&raquo; – Volume 4 / Page 44)</em>.</span></span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 36.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<ul style="margin-bottom: 0cm" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">il est possible d’interpréter cette Tradition de sorte à ce qu’elle ne soit pas en contradiction avec toutes les autres références authentiques interdisant catégoriquement le <em>ribâ </em>: ainsi, l’expression <strong><em>&laquo;&nbsp;lâ ribâ&nbsp;&raquo; </em></strong>ne désignerait pas une permission d’avoir recours à n’importe quel type de transactions <em>(dont celles contenant de l’intérêt)</em> avec un non musulman <em>harbiy</em>, mais exprimerait plutôt une interdiction de conclure avec lui une quelconque transaction contenant de l’intérêt. C’est de cette façon que l’Imâm An Nawawi (rahimahoullâh) interprète ce Hadith <em>(dont l&#8217;authenticité reste à établir de façon formelle)</em> dans <em>&laquo;&nbsp;Al Madjmou’&nbsp;&raquo;</em>.</span></span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 18.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"><br />
Et même dans l’éventualité où on admet que ce Hadith est un argument valide et fiable, il est à souligner que des savants contemporains <em>(comme Cheikh Khâlid Sayfoullâh)</em> ont très justement souligné que les pays occidentaux ne peuvent être actuellement qualifiés de <em>dâr oul harb</em>, eu égard notamment de la liberté de culte <em>(concernant, surtout, la pratique des cinq piliers de l’Islam)</em> qui est offerte aux citoyens musulmans qui y résident <em>(une liberté bien plus grande que celle &laquo;&nbsp;offert&nbsp;&raquo; par certains pays dits musulmans…) </em>: et si on admet que ces pays ne sont pas des <em>dâr oul harb</em>, dans ce cas le Hadith ne concerne même pas les musulmans qui y résident…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -14.2pt; margin-left: 14.2pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">3-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Les différents arguments avancés pour essayer de donner à l’achat d’un logement le statut de besoin réel ne me semblent pas être non plus suffisamment solides pour pouvoir être opposés aux références interdisant catégoriquement le<em> ribâ</em>, d&#8217;autant plus que :</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">en France, les droits du locataire sont relativement bien protégés par la législation en vigueur </span><em><span style="font-size: medium;">(le risque de se faire expulser est donc assez mince…)</span></em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 36.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">pour ce qui est de la possibilité d’une baisse conséquente de revenus, celle-ci peut également se produire avant la fin du remboursement de l’emprunt à intérêts : comment réagir face à ce risque là ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 36.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: -18.0pt; margin-left: 36.0pt"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">pour ce qui est de l’élévation du niveau de vie des musulmans, une bien meilleure solution serait que la communauté entière s’engage dans une réflexion commune et sérieuse concernant les moyens à mettre en place pour développer localement les modes de financements licites qui existent en Islam tels que la <em>mourâbahah,</em> la<em> moudhârabah, </em>l&#8217;<em>idjârah thoummal bay’,</em> le <em>bay bit taqsît&#8230;</em> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center" align="center"><em><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Wa Allâhou A’lam !</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center" align="center"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Book Antiqua">Et Dieu est Plus Savant !</span></em></span></p>
<div><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><br />
</span></p>
<hr size="1" />
<div id="ftn1">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn1" href="#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[1]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Il s&#8217;agit là de l&#8217;avis faisant autorité chez les <em>châféïtes</em>, <em>hambalites</em> et <em>mâlékites</em>. Nombreux sont les savants <em>hanafites</em> contemporains qui partagent aussi cette opinion largement majoritaire </span><em><span style="font-size: medium;">(voir notamment les écrits de Moufti Taqui Outhmâni à ce sujet, ainsi que l’excellente synthèse de Cheikh Mahmoûd At Touhmâz dans &laquo;&nbsp;Al Fiqh oul hanafiy fî thawbihil djadîd&nbsp;&raquo; – Volume 4 / Pages 243 à 247) </span></em></span></p>
<p class="MsoFootnoteText"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
</div>
<div id="ftn2">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn2" href="#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[2]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Parmi les oulémas contemporains, cette opinion a été adoptée notamment par Cheikh Qaradâwi ; son avis a d’ailleurs été retenu par la Commission Européenne de l’Iftâ qu’il préside, lors de sa session d’Octobre 1999. Ibnou Noudjaïm Al Misri (rahimahoullâh), l’illustre savant <em>hanafite</em>, a également cité dans un de ses ouvrages un avis autorisant à celui qui est confronté à un besoin réel d’avoir recours à un emprunt à intérêts. Voir <em>&laquo;&nbsp;Al Achbâh wan Nadhâïr&nbsp;&raquo;</em> – Page 100</span></span></p>
</div>
<div id="ftn3">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn3" href="#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[3]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Selon le rapport de Al Qaradâwi, cet avis était celui de Soufyân Ath Thawri (rahimahoullâh), de Ibrâhim An Nakhaï (rahimahoullâh), de Abou Hanîfa (rahimahoullâh), de Mouhammad Ach Chaybâni (rahimahoullâh) et d’une partie des oulémas <em>hambalites</em> ; il semble bien que la plupart des savants <em>hanafites</em> passés ainsi que certains contemporains soutiennent aussi cette opinion. <em>(Voir par exemple les écrits de As Sarakhsî (rahimahoullâh) dans &laquo;&nbsp;Al Mabsoût&nbsp;&raquo;, ceux de Ibnou &#8216;Âbidîn (rahimahoullâh) dans &laquo;&nbsp;Radd oul Mouhtâr&nbsp;&raquo; et ceux de Moufti Nizâmouddîn (rahimahoullâh) dans ses &laquo;&nbsp;Nidhâm oul Fatâwa&nbsp;&raquo;)</em>. </span></span></p>
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
</div>
<div id="ftn4">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><a name="_ftn4" href="#_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[4]</span></span></span></a><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> Est ainsi appelée la Tradition où il manque un maillon au début de la chaîne de transmission et où le Tâbi&#8217;ï (rahimahoullâh) <em>(musulman de la génération suivant celle des Compagnons (radhia Allahou &#8216;anhoum))</em> cite directement les propos du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) sans indiquer d’où il les tient. </span></span></p>
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
</div>
<div id="ftn5">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn5" href="#_ftnref5"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">[5]</span></span></span></a><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span><span style="font-family: Book Antiqua"><span style="font-size: medium;">Pour plus de détails concernant cet avis et son argumentaire, voir  <em>&laquo;&nbsp;Fatâwa Mouâsirah&nbsp;&raquo;</em> – Volume 3 / Pages 625 à 630</span></span></p>
</div>
</div>
<p><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save"><img src="http://www.finance-muslim.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share/Bookmark"/></a> </p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.finance-muslim.com/2009/04/contracter-un-emprunt-a-interets-pour-sacheter-une-maison-est-ce-licite/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>10</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
