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	<title>finance-muslim.com &#187; don</title>
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	<description>La finance islamique expliquée à tous</description>
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		<title>Que faire des intérêts bancaires ?</title>
		<link>http://www.finance-muslim.com/2009/06/que-faire-des-interets-bancaires</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 13:46:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouhammad_Patel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Questions-Réponses]]></category>
		<category><![CDATA[aumône]]></category>
		<category><![CDATA[compte rémunéré]]></category>
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		<description><![CDATA[Question: Ma question se pose concernant l&#8217;argent que l&#8217;on place à la banque. Est-il interdit par l&#8217;Islam d&#8217;en garder les intérêts étant donné que la banque est une entreprise fonctionnant grâce aux intérêts? Si oui, que doit-on faire de cet argent ? Réponse : L&#8217;argent rapporté par certains types de comptes bancaires (compte épargne, livret [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Question:</strong> Ma question se pose concernant l&#8217;argent que l&#8217;on place à la banque. Est-il interdit par l&#8217;Islam d&#8217;en garder les intérêts étant donné que la banque est une entreprise fonctionnant grâce aux intérêts? Si oui, que doit-on faire de cet argent ?</span></p>
<p align="justify">
<p align="justify"><span id="more-175"></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Réponse :</strong> L&#8217;argent rapporté par certains types de comptes bancaires <em>(compte épargne, livret …) </em>est en effet considéré par les juristes musulmans comme étant de l&#8217;intérêt <em>(ribâ)</em>. <strong>Bon nombre de savants contemporains sont ainsi d&#8217;avis que, dans la mesure du possible, il faut absolument éviter d&#8217;ouvrir des comptes bancaires de cette nature. </strong>Si vraiment le musulman n&#8217;a pas le choix et il est contraint d&#8217;ouvrir un tel compte, il doit savoir <strong>qu&#8217;il lui reste strictement interdit de faire usage des intérêts ainsi obtenus pour soi et d&#8217;en tirer un quelconque profit. </strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Mais, selon la majorité des oulémas, il ne faut pas non plus de laisser ces intérêts en banque, car cela revient à apporter une contribution directe, aussi infime soit-elle, aux opérations illicites de l&#8217;établissement bancaire: et il est bien connu qu&#8217;en islam, l&#8217;entraide dans le mal <em>(&laquo;&nbsp;ta&#8217;âwoun &#8216;alal ithm&nbsp;&raquo;)</em> est condamnée. Reste à savoir maintenant ce qui doit être fait de cet argent, une fois qu&#8217;il a été retiré.</span></p>
<ul>
<li>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">A ce se sujet, Cheikh Qaradâwi écrit dans une de ses <em>fatâwa</em> que, à l&#8217;instar de tout bien acquis de façon illicite, il faut s&#8217;en débarrasser en le donnant à des personnes nécessiteuses ou à des orphelins, ou encore en l&#8217;offrant à des œuvres de bien et de charité <em>(construction de mosquées ou de centres islamiques, actions pour propager l&#8217;Islam, impression d&#8217;ouvrages religieux&#8230;)</em> </span></p>
</li>
</ul>
<p align="justify">
<ul>
<li>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Cheikh Khâlid Sayfoullâh affirme lui aussi que ce genre de bien, à l&#8217;instar du <em>louqtah</em> <em>(bien qui a été trouvé et dont le propriétaire n&#8217;a pu être retrouvé malgré des recherches), </em>doit être donné à des pauvres; mais il peut également être utilisé pour des réalisations ou des constructions servant l&#8217;intérêt général des musulmans <em>-il exclut cependant la permission de faire usage de cet argent pour la construction de mosquées, ce qui fait que, sur ce point, son avis diverge de celui de Cheikh Qaradâwi</em>. Il ajoute que As Souyoûti (rahimahoullâh) a également écrit au sujet des biens dont on ne connaît pas le ou les propriétaires légitimes qu&#8217;ils seront utilisés dans ce qui sert l&#8217;intérêt général des musulmans.<em> (&laquo;&nbsp;Al Achbâh wan Nadhâïr&nbsp;&raquo; &#8211; Page 174)</em></span></p>
</li>
</ul>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Néanmoins, par rapport à ces deux <em>fatâwa</em>, deux points méritent d&#8217;être clarifiés : </span></p>
<ul>
<li>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">En principe, lorsqu&#8217;un bien appartenant à autrui est obtenu, il est nécessaire de le restituer à son propriétaire légitime&#8230; Dans le cas présent, ne devrait-il pas être nécessaire de retourner ces sommes d&#8217;intérêts aux clients de la banque qui ont emprunté de l&#8217;argent et qui sont donc ceux qui ont versé ces sommes de <em>ribâ</em> à la banque ?&#8230; Cheikh Qaradâwi répond à cette question en affirmant qu&#8217;ici, ceux qui paient des intérêts à la banque n&#8217;ont plus, de façon contractuelle, aucune propriété sur les montants donnés. Par ailleurs, d&#8217;un point de vue purement pratique, il est pratiquement impossible de déterminer l&#8217;identité des personnes précises qui étaient les propriétaires initiaux des sommes d&#8217;argent qui ont été perçus par la suite sous forme d&#8217;intérêt par d&#8217;autres clients de la banque. C&#8217;est pourquoi, les intérêts qui sont versées par la banque sont considérées comme étant des biens dont les propriétaires légitimes sont inconnus. Et concernant ce genre de biens, la règle a été évoquée précédemment.</span></p>
</li>
</ul>
<p align="justify">
<ul>
<li>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Est-ce que cette attitude, qui consiste à se débarrasser d&#8217;un bien <em>harâm (illicite)</em> en le donnant à quelqu&#8217;un dans le besoin, n&#8217;est pas une attitude répréhensible&#8230; A cela, Cheikh Qaradâwi répond que ce genre de biens ne sont considérés comme étant <em>&laquo;&nbsp;mauvais&nbsp;&raquo; (khabîth) </em>que <strong><em>par rapport à ceux qui les ont acquis d&#8217;une mauvaise façon</em></strong>. Par contre, <strong><em>pour ce qui est de leur usage sous forme de dons aux pauvres et pour des œuvres charitables</em></strong>, ces biens restent tout à fait licites. <strong>En d&#8217;autres mots, le bien lui même ne devient pas &laquo;&nbsp;mauvais&nbsp;&raquo; par des transactions illicites : le jugement qui est porté à son sujet est lié à la personne qui l&#8217;a acquis et à la façon suivant laquelle elle l&#8217;a obtenu. </strong></span></p>
</li>
</ul>
<blockquote>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Bien entendu, ce qui est donné n&#8217;est pas considéré comme une <em>sadaqah</em> <em>(aumône <strong>méritoire</strong>)</em>, étant donné qu&#8217;<em><strong>Allah est Pur, et n&#8217;agrée que ce qui est pur </strong>(comme cela est rapporté dans un Hadith authentique du Sahîh Mouslim)</em>. L&#8217;intention qui motive le don dans ce cas est donc de se débarrasser de quelque chose dont on n&#8217;a pas droit, et non pas celle d&#8217;obtenir la récompense de l&#8217;aumône.</span></p>
<p align="left"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Malgré tout, il est possible, selon Cheikh Qaradâwi, que le musulman qui agisse de la sorte soit quand même récompensé pour son geste, non pas parce qu&#8217;il a fait une aumône méritoire, mais pour deux autres raisons :</span></p>
<ul>
<li>
<p align="left"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">il s&#8217;est protégé de ce bien illicite et s&#8217;est abstenu d&#8217;en retirer un quelconque profit personnel.</span></p>
</li>
<li>
<p align="left"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">il a servi d&#8217;intermédiaire pour faire parvenir cet argent à des pauvres etc&#8230;, qui pourront en tirer profit. </span></p>
</li>
</ul>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Avant de conclure, il est intéressant de citer ici une objection qui est soulevée par l&#8217;Imâm Ghazâli (rahimahoullâh) <em>(et qui est reprise par Cheikh Al Qaradâwi dans sa fatwa)</em> par rapport au fait de donner en aumône à un pauvre un bien illicite : <strong><em>c</em></strong><em><strong>omment peut on donner à autrui quelque chose dont on n&#8217;est pas propriétaire ? </strong></em>Il ajoute qu&#8217;un groupe de savants a justement exprimé l&#8217;avis qu&#8217;il n&#8217;était pas permis d&#8217;offrir en aumône ce genre de biens&#8230; Il est ainsi rapporté de Al Foudhaïl (rahimahoullâh) qu&#8217;il avait obtenu deux dirhams. Lorsque, par la suite, il apprit que cet argent reçu ne lui était pas parvenu de façon correcte, il le jeta et dit: <strong><em>&laquo;&nbsp;Je ne donne en aumône que ce qui est pur, et je n&#8217;agrée pas pour les autres ce que je n&#8217;agrée pas pour moi même.&nbsp;&raquo;</em></strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Après avoir évoqué cette objection, l&#8217;Imâm Ghazâli (rahimahoullâh) répond longuement à celle-ci et présente plusieurs arguments visant à établir la justesse de l&#8217;avis autorisant le don en aumône des biens illicites. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Il cite ainsi le Hadith qui relate que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait ordonné, au sujet d&#8217;une brebis rôtie qui lui avait été offerte à manger mais dont il avait su qu&#8217;elle n&#8217;avait pas été obtenue de façon totalement licite, <strong>qu&#8217;elle soit donnée à manger à des prisonniers</strong>.<strong> </strong><em>(&laquo;&nbsp;Mousnad Ahmad&nbsp;&raquo; &#8211; La chaîne de transmission est bonne (&laquo;&nbsp;djayyid&nbsp;&raquo;) selon Hâfidh Al &#8216;Irâqui (rahimahoullâh)) </em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Il mentionne également le récit concernant Abou Bakr (radhia Allâhou anhou), qui avait gagné des chamelles à la suite d&#8217;un pari qu&#8217;il avait fait avec des <em>qouraïchites</em> mecquois concernant la victoire future des byzantins sur les perses <em>(suite à la révélation des premiers passages de la Sourate &laquo;&nbsp;Al Roûm&nbsp;&raquo;)</em>: le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui avait ordonné, par la suite <em>-après l&#8217;interdiction des jeux de hasard</em>, <strong>de donner en aumône le bien gagné</strong>. <em>(Bayhaqui dans &laquo;&nbsp;Dalâïl oun noubouwwah&nbsp;&raquo;, Tirmidhi qualifie ce rapport de &laquo;&nbsp;bon&nbsp;&raquo; (hassan) et Hâkim l&#8217;authentifie)</em></span></p>
<p dir="ltr" align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Pour ce qui est du fait que l&#8217;on ne doit donner en aumône que ce qui est pur, l&#8217;Imâm Ghazâli (rahimahoullâh) affirme que cela est tout à fait vrai lorsqu&#8217;on recherche par notre acte une récompense pour soi. Alors que dans le cas présent, on ne cherche qu&#8217;à se protéger d&#8217;une injustice, et, pour cela, on a le choix entre détruire le bien ou en faire don : d&#8217;où le choix de la seconde option&#8230; </span></p>
<p dir="ltr" align="justify"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Pour ce qui est de dire que l&#8217;on ne doit pas agréer pour les autres ce que l&#8217;on agrée pas pour soi même, cela est également juste. Mais ici, le bien est illicite pour soi. Pour le pauvre, le bien est licite eu égard de sa condition; c&#8217;est donc quelque chose d&#8217;autorisé qui est agréé pour lui. </span></p>
<p align="center"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em>(Réf: &laquo;&nbsp;Djadîd Fiqhi Masâïl&nbsp;&raquo; de Cheikh Khâlid Sayfoullah &#8211; Volume 2 / Pages 269 à 272, &laquo;&nbsp;Fatâwa Mou&#8217;âsirah&nbsp;&raquo; de Cheikh Qaradâwi &#8211; Volume 2 / Pages 409 à 414, &laquo;&nbsp;Ihyâ ouloûmid dîn&nbsp;&raquo; &#8211; Volume 2 / Pages 210 à 212.)</em></p>
<p></span></p>
<p align="center"><em><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Wa Allâhou A&#8217;lam !</span></em></p>
<p align="center"><em><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Et Dieu est Plus Savant !</span></em></p>
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