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	<title>finance-muslim.com &#187; compte rémunéré</title>
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	<description>La finance islamique expliquée à tous</description>
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		<title>Compte conventionnel ou compte conforme au droit musulman ?</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 19:09:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouhammad_Patel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Questions-Réponses]]></category>
		<category><![CDATA[banque islamique]]></category>
		<category><![CDATA[compte bancaire]]></category>
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		<description><![CDATA[Question : J&#8217;ai le choix entre l&#8217;ouverture d&#8217;un compte courant non rémunéré dans une banque conventionnelle et un compte courant dans une autre banque qui a été contrôlé et déclaré conforme aux règles du droit musulman. Puis-je quand même opter pour la première solution, étant donné que le compte concerné ne produit pas de ribâ [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Question :</strong> J&#8217;ai le choix entre l&#8217;ouverture d&#8217;un compte courant non rémunéré dans une banque conventionnelle et un compte courant dans une autre banque qui a été contrôlé et déclaré conforme aux règles du droit musulman. Puis-je quand même opter pour la première solution, étant donné que le compte concerné ne produit pas de<em> ribâ</em> ?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-358"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Réponse :</strong> Nous avons indiqué dans une <a href="http://www.finance-muslim.com/2011/03/riba-profit" target="_blank">précédente réponse</a> que bon nombre de savants contemporains sont d&#8217;avis que, en principe, le fait de placer ou garder son argent dans un établissement bancaire conventionnel  est condamné étant donné que, même si le dépôt n&#8217;est pas rémunéré et qu&#8217;il ne produit donc directement pas de <em>ribâ (intérêt)</em>, il n&#8217;en reste pas moins que les sommes qui y sont placées peuvent être employées (du moins partiellement) dans des opérations illicites réalisées par ledit établissement <em>(placement au jour le jour sur le marché monétaire ou investissement dans d&#8217;autres actifs financiers non conformes au droit musulman par exemple)</em>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">A ce premier constat, on peut rajouter que les conventions de compte courant proposées dans les banques conventionnelles contiennent systématiquement des clauses problématiques : à titre d&#8217;exemple, les pénalités appliquées en cas d&#8217;incident de paiement peuvent dans certains cas être assimilées à du<em> ribâ</em>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Par ailleurs, le mode de tarification (proportionnelle) de certaines prestations, telle qu&#8217;elle est appliquée habituellement pour les comptes courants conventionnels, peut aussi poser problème.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">En considérant ces différents éléments, il s&#8217;avère que, à partir du moment où il existe un produit bancaire alternatif qui permet au musulman de protéger et gérer efficacement son argent sans pour autant être affecté par les problèmes évoqués <em>(contribution indirecte à des opérations illicites et participation à un contrat comprenant des dispositions illicites)</em>, il est important de faire le choix d&#8217;un tel compte et d&#8217;éviter d&#8217;ouvrir/de conserver les comptes courants conventionnels non rémunérés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Par ailleurs, il est essentiel d&#8217;exprimer à son conseiller bancaire habituel  sa volonté de pouvoir bénéficier de produits qui sont conformes à ses exigences religieuses et éthiques : une telle démarche répliquée à grande échelle contribuera probablement à une prise de conscience, de la part des acteurs bancaires de la place, de la nécessité d&#8217;agir pour proposer eux aussi des produits de ce genre et pour lesquels il existe une demande réelle (cf <a href="http://www.aidimm.com/articles/finance-islamique-en-france-rapport-2011-exclusif_128.html" target="_blank">le rapport 2011 sur la Finance islamique en France</a> )…</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em>Wa Allâhou A&#8217;lam !</em></span></p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.finance-muslim.com%2F2011%2F06%2Fcompte-courant-conventionnel-ou-compte-courant-conforme-au-droit-musulman&amp;title=Compte%20conventionnel%20ou%20compte%20conforme%20au%20droit%20musulman%20%3F" id="wpa2a_2"><img src="http://www.finance-muslim.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Compte rémunéré ou non rémunéré ?</title>
		<link>http://www.finance-muslim.com/2011/03/riba-profit</link>
		<comments>http://www.finance-muslim.com/2011/03/riba-profit#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 12:01:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouhammad_Patel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Questions-Réponses]]></category>
		<category><![CDATA[compte courant]]></category>
		<category><![CDATA[compte rémunéré]]></category>
		<category><![CDATA[comptes bancaires]]></category>
		<category><![CDATA[intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[ribâ]]></category>

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		<description><![CDATA[Question : Est-il permis à un musulman de placer son argent sur un compte bancaire rémunéré (compte épargne ou livret A par exemple) dans le but de reverser les intérêts ainsi perçus pour soutenir une cause noble (financement de projets humanitaires ou construction de mosquée par exemple) ? Réponse : Il existe un avis contemporain qui encourage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Question :</strong> Est-il permis à un musulman de placer son argent sur un compte bancaire rémunéré <em>(compte épargne ou livret A par exemple)</em> dans le but de reverser les intérêts ainsi perçus pour soutenir une cause noble (<em>financement de projets humanitaires ou construction de mosquée par exemple) </em>?<span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-331"></span><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Réponse :</strong> Il existe un avis contemporain qui encourage les musulmans qui ne peuvent avoir recours à des institutions bancaires dont les produits sont conformes aux impératifs du droit musulman de placer leur argent sur des comptes rémunérés dans des établissements conventionnels pour pouvoir ensuite reverser les intérêts perçus en vue de soutenir des projets louables. Selon les tenants de cet avis, à partir du moment où le simple fait de placer son argent dans une banque conventionnelle contribue à renforcer ses opérations et se révèle donc bénéfique à celle-ci dans tous les cas <em>(que l’argent soit placé sur un compte courant ou un compte rémunéré)</em>, il serait pertinent que le musulman s’efforce de tirer lui aussi profit de cette situation qu’il ne peut éviter : ainsi, il serait plus judicieux qu&#8217;il garde son argent sur un compte rémunéré, les montants ainsi perçus en retour de la part de la banque pouvant être employés pour contribuer à des opérations bénéfiques à autrui. En quelque sorte, il s&#8217;agirait d&#8217;appliquer ici le principe bien connu du choix du moindre mal (&laquo;&nbsp;<em>akhaff adh dhararayn</em>&laquo;&nbsp;).<br />
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Il est important de souligner cependant que bon nombre de savants contemporains <em>(parmi lesquels on trouve Sheikh Taqi Uthmâni, Sheikh Qaradawi, Sheikh Mouhammad Sâlih Al Munadjid, Sheikh Abdoullah Al Faqîh, pour ne citer qu’eux) </em>ne partagent pas cet avis. La position de ces savants sur cette problématique pourrait être synthétisée en l’énoncé d’<strong>un principe</strong>, d’<strong>une exception</strong> et d’<strong>une limite posée à ladite exception</strong> :</span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> 1.       En principe, il n’est pas permis à un musulman de conserver son argent dans un établissement bancaire conventionnel étant donné que cela implique une forme de contribution dans les opérations illicites réalisées par ledit établissement.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">2.       Dans le cas où un musulman vivrait à un endroit où il n’existe pas d’institutions bancaires proposant des produits répondant aux impératifs du droit musulman et qu’il ne disposerait ainsi pas de moyen pour protéger et gérer efficacement son argent autre que celui de le conserver dans une banque conventionnelle, la condamnation de principe énoncée ci-dessus est écartée : en raison de sa situation particulière <em>(hâdjah)</em>, il est possible à un tel musulman d’avoir recours aux services proposés par les établissement bancaires conventionnels.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">3.       Néanmoins, en vertu du principe selon lequel ce qui est toléré de façon exceptionnelle <em>(c’est-à-dire en raison d’un facteur dérogatoire)</em> doit être limité à ce qui est strictement requis (&laquo;&nbsp;<em>adh dharoûrah toutaqad-dar biqadr idh dharoûrah</em>&laquo;&nbsp;), un musulman qui serait dans la situation décrite ci-dessus ne pourrait placer son argent que sur des comptes courants et non sur des comptes rémunérés. En effet, selon l&#8217;avis le plus probant des jurisconsultes musulmans contemporains, les sommes qui sont placés sur les comptes bancaires <em>(courants ou rémunérés)</em> sont assimilées selon les règles du droit musulman à des <em>&laquo;&nbsp;qouroûdh&nbsp;&raquo; (prêts)</em> octroyés aux institutions concernées. Ainsi, la rémunération qui est contractuellement servie aux détenteurs des sommes placées dans les comptes bancaires conventionnels <em> </em>constitue du <strong><em>ribâ</em></strong>. Et il est évident que, à partir du moment où le besoin exposé plus haut <em>(disposer d’un moyen de protection et de gestion efficace de son argent)</em> peut être satisfait par l’ouverture d’un compte courant  non rémunéré qui n’induit pas d’implication directe dans des opérations <em>ribawi</em>, le recours à un compte rémunéré qui induit au contraire une <strong>implication contractuelle directe dans la production de<em> ribâ</em></strong> ne peut être autorisé.  Et celui qui fait le choix d&#8217;ouvrir un compte produisant des intérêts dans un établissement conventionnel s’expose à ce qui a été rapporté par Ibnou Mas’oûd (radhia Allâhou anhou) :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>عَنْ ابْنِ مَسْعُودٍ قَالَ</strong><strong> </strong><strong>لَعَنَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ آكِلَ الرِّبَا وَمُؤْكِلَهُ وَشَاهِدَيْهِ وَكَاتِبَهُ</strong><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong><em>&laquo;&nbsp;Le Messager d’Allah (sallallâhou ‘alayhi wa sallam) a maudit celui qui se nourrit du ribâ, celui qui en donne à consommer, les deux témoins (de la transaction) ainsi que celui qui rédige (celle-ci à l’écrit).&nbsp;&raquo;</em></strong></span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em>(Hadith authentique, présent également dans le Sahîh Mouslim)</em></span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Il est à noter que pour qu&#8217;une telle implication directe dans une opération <em>ribawi</em> puisse être tolérée selon les règles du droit musulman, il faudrait que celle-ci soit justifiée à son tour par un facteur dérogatoire comme <strong>la contrainte</strong> <em>(al ikrâh)</em>, <strong>la nécessité</strong> <em>(al idhtirâr) </em>ou <strong>le besoin généralisé</strong> <em>(al hâdjah &#8216;âmmah)</em>. En l’espèce, la présence d’un tel facteur dérogatoire ne semble pas avérée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Pour ce qui est de l’argumentaire avancé par les tenants du premier avis, il ne nous semble pas probant. En effet :</span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-          d&#8217;un côté, il y a la possibilité pour le musulman de répondre à un besoin réel <em>(protection de son argent avec facilité de gestion)</em> en ayant recours à un produit <em>(compte courant non rémunéré) </em>qui, en soi, <strong>ne viole pas directement un interdit divin</strong>, même s&#8217;il présente certains aspects négatifs <em>(renforcement indirect des opérations de la banque conventionnelle) </em>;<em> </em></span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">-          tandis que, de l&#8217;autre, il y a recours à un produit <em>(compte rémunéré)</em> qui, tout en présentant des aspects négatifs plus importants que le premier produit, permettrait d&#8217;aider une cause bénéfique mais au prix d’une <strong>transgression délibérée et directe d’une interdiction divine formelle</strong> <em>(contribution déterminante dans un contrat ribawi)</em>…</span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">En guise de conclusion, je tiens à citer un propos très pertinent de Sheikh Al Qaradâwi sur la problématique évoquée :</span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Il est établi de façon unanime que l&#8217;intention n&#8217;a pas d&#8217;effet en ce qui concerne l&#8217;interdit; ainsi, la beauté de la niyyah et la noblesse de la volonté ne transformeront pas l&#8217;illicite en licite, et n&#8217;y enlèveront pas l&#8217;aspect blâmable et la souillure qui sont à la base de son interdiction. <strong>Celui qui prend de l&#8217;intérêt, qui vole un bien ou qui se l&#8217;approprie par n&#8217;importe quel autre moyen prohibé, et ce, dans l&#8217;intention de l&#8217;utiliser pour construire une mosquée, bâtir un orphelinat, édifier une medersa dédiée à la mémorisation du Qour&#8217;aane ou afin de faire aumône de ce bien harâm (illicite) aux pauvres et aux nécessiteux, ou encore dans n&#8217;importe quelle autre œuvre bénéfique, cette intention saine et pure n&#8217;aura aucun effet, et elle ne diminuera en rien pour lui le péché du harâm.</strong> Les Ahâdîth authentiques insistent en effet (sur le fait) que &laquo;&nbsp;Allah est Pur et Il n&#8217;accepte que le pur&nbsp;&raquo;. Et dans le Hadith de Ibnou Mas&#8217;oûd (radhia Allâhou anhou), il est dit : &laquo;&nbsp;Allah ne fait pas disparaître le mauvais par le mauvais, mais le mauvais par le bon; certes, une immondice n&#8217;en efface pas une autre.&nbsp;&raquo;(…)Ceci montre clairement qu&#8217;en Islam, la fin ne justifie pas les moyens… Pour la réalisation d&#8217;un objectif noble, seul un intermédiaire pur sera agréé. (…) &nbsp;&raquo; </span></em></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em>Wa Allâhou A’lam !</em></span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em>Et Dieu est Plus Savant !</em></span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
</em></p>
<p><strong>Références :</strong></p>
<ul>
<li><em>&laquo;&nbsp;An Niyah wal Ikhlâss&nbsp;&raquo; </em>de Sheikh Al Qaradâwi</li>
<li><em>&laquo;&nbsp;Fatâwa Mou’âsirah&nbsp;&raquo; </em>de Sheikh Taqi Uthmâni</li>
<li><em>&laquo;&nbsp;Al Ma’âyîr ach Char’iya</em><em>h&nbsp;&raquo; </em>de l’AAOIFI</li>
<li>islamonline.com</li>
<li>islamweb.com</li>
<li>islamqa.com</li>
<li>daruliftaa.com</li>
<li>darululoomkhi.edu.pk</li>
</ul>
<p><em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.finance-muslim.com%2F2011%2F03%2Friba-profit&amp;title=Compte%20r%C3%A9mun%C3%A9r%C3%A9%20ou%20non%20r%C3%A9mun%C3%A9r%C3%A9%20%3F" id="wpa2a_4"><img src="http://www.finance-muslim.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Que faire des intérêts bancaires ?</title>
		<link>http://www.finance-muslim.com/2009/06/interets-bancaires</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 13:46:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouhammad_Patel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Questions-Réponses]]></category>
		<category><![CDATA[aumône]]></category>
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		<description><![CDATA[Question: Ma question se pose concernant l&#8217;argent que l&#8217;on place à la banque. Est-il interdit par l&#8217;Islam d&#8217;en garder les intérêts étant donné que la banque est une entreprise fonctionnant grâce aux intérêts ? Si oui, que doit-on faire de cet argent ? Réponse : L&#8217;argent rapporté par certains types de comptes bancaires (compte épargne, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Question:</strong> Ma question se pose concernant l&#8217;argent que l&#8217;on place à la banque. Est-il interdit par l&#8217;Islam d&#8217;en garder les intérêts étant donné que la banque est une entreprise fonctionnant grâce aux intérêts ? Si oui, que doit-on faire de cet argent ?</span></p>
<p><span id="more-175"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><strong>Réponse :</strong> L&#8217;argent rapporté  par certains types de comptes bancaires <em>(compte épargne, livret …) </em>est en effet  considéré par les juristes musulmans comme étant de l&#8217;intérêt (&laquo;&nbsp;Ribâ&nbsp;&raquo;). <strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://www.finance-muslim.com/2011/03/riba-profit" target="_blank">C&#8217;est  pourquoi, d&#8217;illustres oulémas contemporains considèrent qu&#8217;il n&#8217;est, en  soi, pas permis d&#8217;ouvrir des comptes bancaires de cette nature</a>.</span> </strong>La seule exception qui pourrait être tolérée concerne le cas où le musulman serait contraint d&#8217;ouvrir un tel compte <span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff0000;"><strong>(ce qui, de nos jours, est une éventualité difficilement envisageable)</strong></span></span>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Si jamais une personne est confrontée à une telle contrainte, elle doit savoir <strong>qu&#8217;il  lui reste strictement interdit de faire usage des intérêts ainsi obtenus pour soi et d&#8217;en  tirer un quelconque profit. </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Mais, il ne lui est pas non plus permis de laisser ces intérêts en banque, car cela revient à apporter une contribution directe, aussi infime soit-elle, aux opérations illicites de l&#8217;établissement bancaire: et il est bien connu qu&#8217;en islam, l&#8217;entraide dans le mal <em>(&laquo;&nbsp;ta&#8217;âwoun &#8216;alal ithm&nbsp;&raquo;)</em> est condamnée. Reste à savoir maintenant ce qui doit être fait de cet argent, une fois qu&#8217;il a été retiré.</span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">A ce se sujet, Cheikh Qaradâwi écrit dans une de ses <em>fatâwa</em> que, à l&#8217;instar de tout bien acquis de façon illicite, il faut s&#8217;en débarrasser en le donnant à des personnes nécessiteuses ou à des orphelins, ou encore en l&#8217;offrant à des œuvres de bien et de charité <em>(construction de mosquées ou de centres islamiques, actions pour propager l&#8217;Islam, impression d&#8217;ouvrages religieux&#8230;)</em> </span></li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Cheikh Khâlid Sayfoullâh affirme lui aussi que ce genre de bien, à l&#8217;instar du <em>louqtah</em> <em>(bien qui a été trouvé et dont le propriétaire n&#8217;a pu être retrouvé malgré des recherches), </em>doit être donné à des pauvres; mais il peut également être utilisé pour des réalisations ou des constructions servant l&#8217;intérêt général des musulmans <em>-il exclut cependant la permission de faire usage de cet argent pour la construction de mosquées, ce qui fait que, sur ce point, son avis diverge de celui de Cheikh Qaradâwi</em>. Il ajoute que As Souyoûti (rahimahoullâh) a également écrit au sujet des biens dont on ne connaît pas le ou les propriétaires légitimes qu&#8217;ils seront utilisés dans ce qui sert l&#8217;intérêt général des musulmans.<em> (&laquo;&nbsp;Al Achbâh wan Nadhâïr&nbsp;&raquo; &#8211; Page 174)</em></span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Néanmoins, par rapport à ces deux <em>fatâwa</em>, deux points méritent d&#8217;être clarifiés : </span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">En principe, lorsqu&#8217;un bien appartenant à autrui est obtenu, il est nécessaire de le restituer à son propriétaire légitime&#8230; Dans le cas présent, ne devrait-il pas être nécessaire de retourner ces sommes d&#8217;intérêts aux clients de la banque qui ont emprunté de l&#8217;argent et qui sont donc ceux qui ont versé ces sommes de <em>ribâ</em> à la banque ?&#8230; Cheikh Qaradâwi répond à cette question en affirmant qu&#8217;ici, ceux qui paient des intérêts à la banque n&#8217;ont plus, de façon contractuelle, aucune propriété sur les montants donnés. Par ailleurs, d&#8217;un point de vue purement pratique, il est pratiquement impossible de déterminer l&#8217;identité des personnes précises qui étaient les propriétaires initiaux des sommes d&#8217;argent qui ont été perçus par la suite sous forme d&#8217;intérêt par d&#8217;autres clients de la banque. C&#8217;est pourquoi, les intérêts qui sont versées par la banque sont considérées comme étant des biens dont les propriétaires légitimes sont inconnus. Et concernant ce genre de biens, la règle a été évoquée précédemment.</span></li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Est-ce que cette attitude, qui consiste à se débarrasser d&#8217;un bien <em>harâm (illicite)</em> en le donnant à quelqu&#8217;un dans le besoin, n&#8217;est pas une attitude répréhensible&#8230; A cela, Cheikh Qaradâwi répond que ce genre de biens ne sont considérés comme étant <em>&laquo;&nbsp;mauvais&nbsp;&raquo; (khabîth) </em>que <strong><em>par rapport à ceux qui les ont acquis d&#8217;une mauvaise façon</em></strong>. Par contre, <strong><em>pour ce qui est de leur usage sous forme de dons aux pauvres et pour des œuvres charitables</em></strong>, ces biens restent tout à fait licites. <strong>En d&#8217;autres mots, le bien lui même ne devient pas &laquo;&nbsp;mauvais&nbsp;&raquo; par des transactions illicites : le jugement qui est porté à son sujet est lié à la personne qui l&#8217;a acquis et à la façon suivant laquelle elle l&#8217;a obtenu. </strong></span></li>
</ul>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Bien entendu, ce qui est donné n&#8217;est pas considéré comme une <em>sadaqah</em> <em>(aumône <strong>méritoire</strong>)</em>, étant donné qu&#8217;<em><strong>Allah est Pur, et n&#8217;agrée que ce qui est pur </strong>(comme cela est rapporté dans un Hadith authentique du Sahîh Mouslim)</em>. L&#8217;intention qui motive le don dans ce cas est donc de se débarrasser de quelque chose dont on n&#8217;a pas droit, et non pas celle d&#8217;obtenir la récompense de l&#8217;aumône.</span></p>
<p><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Malgré tout, il est possible, selon Cheikh Qaradâwi, que le musulman qui agisse de la sorte soit quand même récompensé pour son geste, non pas parce qu&#8217;il a fait une aumône méritoire, mais pour deux autres raisons :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">il s&#8217;est protégé de ce bien illicite et s&#8217;est abstenu d&#8217;en retirer un quelconque profit personnel.</span></li>
<li><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">il a servi d&#8217;intermédiaire pour faire parvenir cet argent à des pauvres etc&#8230;, qui pourront en tirer profit. </span></li>
</ul>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Avant de conclure, il est intéressant de citer ici une objection qui est soulevée par l&#8217;Imâm Ghazâli (rahimahoullâh) <em>(et qui est reprise par Cheikh Al Qaradâwi dans sa fatwa)</em> par rapport au fait de donner en aumône à un pauvre un bien illicite : <strong><em>c</em></strong><em><strong>omment peut on donner à autrui quelque chose dont on n&#8217;est pas propriétaire ? </strong></em>Il ajoute qu&#8217;un groupe de savants a justement exprimé l&#8217;avis qu&#8217;il n&#8217;était pas permis d&#8217;offrir en aumône ce genre de biens&#8230; Il est ainsi rapporté de Al Foudhaïl (rahimahoullâh) qu&#8217;il avait obtenu deux dirhams. Lorsque, par la suite, il apprit que cet argent reçu ne lui était pas parvenu de façon correcte, il le jeta et dit: <strong><em>&laquo;&nbsp;Je ne donne en aumône que ce qui est pur, et je n&#8217;agrée pas pour les autres ce que je n&#8217;agrée pas pour moi même.&nbsp;&raquo;</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Après avoir évoqué cette objection, l&#8217;Imâm Ghazâli (rahimahoullâh) répond longuement à celle-ci et présente plusieurs arguments visant à établir la justesse de l&#8217;avis autorisant le don en aumône des biens illicites. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Il cite ainsi le Hadith qui relate que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait ordonné, au sujet d&#8217;une brebis rôtie qui lui avait été offerte à manger mais dont il avait su qu&#8217;elle n&#8217;avait pas été obtenue de façon totalement licite, <strong>qu&#8217;elle soit donnée à manger à des prisonniers</strong>.<strong> </strong><em>(&laquo;&nbsp;Mousnad Ahmad&nbsp;&raquo; &#8211; La chaîne de transmission est bonne (&laquo;&nbsp;djayyid&nbsp;&raquo;) selon Hâfidh Al &#8216;Irâqui (rahimahoullâh)) </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Il mentionne également le récit concernant Abou Bakr (radhia Allâhou anhou), qui avait gagné des chamelles à la suite d&#8217;un pari qu&#8217;il avait fait avec des <em>qouraïchites</em> mecquois concernant la victoire future des byzantins sur les perses <em>(suite à la révélation des premiers passages de la Sourate &laquo;&nbsp;Al Roûm&nbsp;&raquo;)</em>: le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui avait ordonné, par la suite <em>-après l&#8217;interdiction des jeux de hasard</em>, <strong>de donner en aumône le bien gagné</strong>. <em>(Bayhaqui dans &laquo;&nbsp;Dalâïl oun noubouwwah&nbsp;&raquo;, Tirmidhi qualifie ce rapport de &laquo;&nbsp;bon&nbsp;&raquo; (hassan) et Hâkim l&#8217;authentifie)</em></span></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Pour ce qui est du fait que l&#8217;on ne doit donner en aumône que ce qui est pur, l&#8217;Imâm Ghazâli (rahimahoullâh) affirme que cela est tout à fait vrai lorsqu&#8217;on recherche par notre acte une récompense pour soi. Alors que dans le cas présent, on ne cherche qu&#8217;à se protéger d&#8217;une injustice, et, pour cela, on a le choix entre détruire le bien ou en faire don : d&#8217;où le choix de la seconde option&#8230; </span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Pour ce qui est de dire que l&#8217;on ne doit pas agréer pour les autres ce que l&#8217;on agrée pas pour soi même, cela est également juste. Mais ici, le bien est illicite pour soi. Pour le pauvre, le bien est licite eu égard de sa condition; c&#8217;est donc quelque chose d&#8217;autorisé qui est agréé pour lui. </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;"><em>(Réf: &laquo;&nbsp;Djadîd Fiqhi Masâïl&nbsp;&raquo; de Cheikh Khâlid Sayfoullah &#8211; Volume 2 / Pages 269 à 272, &laquo;&nbsp;Fatâwa Mou&#8217;âsirah&nbsp;&raquo; de Cheikh Qaradâwi &#8211; Volume 2 / Pages 409 à 414, &laquo;&nbsp;Ihyâ ouloûmid dîn&nbsp;&raquo; &#8211; Volume 2 / Pages 210 à 212.)</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Wa Allâhou A&#8217;lam !</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: Book Antiqua; font-size: medium;">Et Dieu est Plus Savant !</span></em></p>
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