Archives pour la catégorie Zakâte

Principes et règlements simplifiés (conformes au fiqh hanafite) en rapport avec l’aumône obligatoire

Période de référence pour l’obligation de la zakâte

 

La zakâte est obligatoire une fois par an. L’année de référence pour le calcul de la zakâte débute :

 

-à la date où, pour la première fois après avoir atteint l’âge de la puberté, le (la) musulman(e) possède des biens imposables atteignant le niçâb.

 

-à la date où, après avoir été non imposable pendant un laps de temps, le (la) musulman(e) possède à nouveau des biens imposables atteignant le niçâb.

 

 

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Règles d’imposition à la zakâte

Règle N°1 : La richesse réelle d’une personne est déterminée après retranchement de ses dettes éventuelles. Ainsi, si quelqu’un possède seulement[1] des marchandises commerciales pour une valeur de 1000 € mais il est aussi endetté, pour déterminer s’il est soumis ou non à l’obligation de la zakâte, il faut retrancher le montant de ses dettes de la valeur des marchandises qu’il possède, et voir ce qui lui reste : si la valeur restante est égale ou supérieure au niçâb de référence, la zakâte est fardh; au cas contraire non.

Exemple N°1 :

Prix du gramme d’or

15 €

Prix du gramme d’argent

0,5 €

Valeur du niçâb de l’or

1312,20 €

Valeur du niçâb de l’argent

306,18 €

(Niçâb de référence)

  • Valeur des marchandises commerciales : 2000 €

  • Montant des dettes : 500 €

  • Valeur restante des marchandises après retranchement des dettes : 2000 – 500 = 1500 €

Cette valeur étant supérieure au niçâb de référence (306,18 €), la zakâte est fardh dans ce cas.


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Seuil d’imposition

Le niçâb est le seuil d’imposition, c’est-à-dire la quantité limite de biens imposables qui, lorsqu’elle est atteinte, rend la zakâte obligatoire.

  • Pour l’or, le niçâb est de 87,48 gr.
  • Pour l’argent, le niçâb est de 612,36 gr.
  • Pour la monnaie ou les marchandises commerciales, le niçâb de référence est la valeur la plus faible entre celle du niçâb de l’argent et celle du niçâb de l’or.
  • Pour le bétail et les produits agricoles, quelques précisions sur le seuil d’imposition seront mentionnés Incha Allah dans un prochain billet.

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Biens imposables et non imposables

Règle N°1 : Les biens qui sont concernés par l’obligation de la zakâte sont :

  • l’or et l’argent,
  • l’argent liquide et la monnaie (billets, pièces, sommes gardées sur le(s) compte(s) bancaire(s)…)
  • les créances, c’est-à-dire l’argent dû par autrui (sommes qui ont été prêtées et pas encore remboursées, contrepartie des marchandises vendues et pas encore réglées…)
  • les marchandises commerciales, c’est à dire les biens achetés dans l’intention d’être revendus,
  • le bétail

Note 1: Les produits agricoles sont également concernés par un impôt spécifique (‘ouchr ou kharâdj).

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Conditions requises pour l’obligation de la zakâte

Règle N°1 : Pour que la zakâte soit imposée à un(e) musulman(e), celui (celle)-ci doit réunir les conditions suivantes :

  • être sain(e) d’esprit,

  • avoir atteint l’âge de la puberté (bouloûgh)

  • être propriétaire de biens imposables (or, argent, marchandises commerciales,…) pendant une année lunaire complète qui :

    soient en plus du nécessaire pour ses dépenses essentielles

    atteignent le seuil d’imposition (niçâb) après retranchement des dettes éventuelles

Important : Si au début et à la fin de l’année lunaire les biens atteignent le niçâb, ils sont imposables, et ce, même si leur montant diminue et passe en dessous du niçâb en cours d’année, comme cela va être détaillé par la suite…

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Statut et mérite de la zakâte

La zakâte : l’impôt purificateur

Définition

La zakâte est la partie de bien (or, argent, marchandises commerciales, bétail …) que le (la) musulman(e) doit, sur ordre d’Allah, prélever annuellement de sa fortune pour la donner aux pauvres de sorte à ce qu’ils en deviennent complètement propriétaires.

La zakâte est un acte d’adoration (‘ibâdat) accompli par le moyen de sa richesse, tandis que la salât et le sawm (jeûne) sont des actes d’adoration accomplis physiquement.

La zakâte a été prescrite au cours de la deuxième année de l’Hégire. Elle constitue une obligation pour les gens aisés et un droit pour les pauvres.

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