Archives pour la catégorie Questions-Réponses

Placer son argent dans un fonds euros : licite ou non ?

Question : Je souhaite souscrire à un produit d’épargne (un contrat d’assurance-vie pour être précis) où, pendant une durée limitée, mon argent devra être placé dans un fonds euros garanti qui comprend des obligations.  Néanmoins, l’intégralité des intérêts générés à partir de mon argent pendant cette durée limitée sera distribuée en aumône. Ce placement temporaire (qui, je le rappelle, ne me rapporte rien) pose-t-il un quelconque problème selon les règles du droit musulman ?

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L’organisme financier supporte-t-il un quelconque risque dans une murabaha ?

Il est vrai que, dans les opérations de murabaha mises en œuvre par les organismes qui proposent des financements conformes au droit musulman, le client signe habituellement une promesse unilatérale d’achat avant même que l’établissement bancaire achète le bien objet du financement (cf. le processus décrit dans ce billet).

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Qu’est-ce qu’une murabaha ?

En droit musulman, la murabaha est un contrat de vente qui a ceci de particulier que la marge de profit qui est réalisée par le vendeur est connue de l’acheteur. Même si telle n’était pas sa fonction à l’origine, ce contrat a été employé pour servir de mode de financement alternatif au crédit à intérêt dans le domaine de la finance islamique : ainsi, plutôt que d’octroyer un prêt rémunéré pour financer l’acquisition d’un bien, la banque achète celui-ci et le revend à son client, au comptant ou à crédit, avec une marge de profit définie.

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Compte conventionnel ou compte conforme au droit musulman ?

Question : J’ai le choix entre l’ouverture d’un compte courant non rémunéré dans une banque conventionnelle et un compte courant dans une autre banque qui a été contrôlé et déclaré conforme aux règles du droit musulman. Puis-je quand même opter pour la première solution, étant donné que le compte concerné ne produit pas de ribâ ?

 

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L’enseignement du Messager de Dieu (saw) concernant les dettes

Question : Qu’en est-il en islam du devoir du débiteur par rapport au remboursement de ses dettes ?

Réponse : En ce qui concerne le remboursement des dettes, l’enseignement du Messager de Dieu (sallallâhou ‘alayi wa sallam) est double :

-         D’un côté, il (sallallâhou ‘alayi wa sallam) a encouragé de façon générale ceux qui se trouvent dans l’aisance et qui ont été gratifiés de la richesse matérielle de venir en aide à ceux de leurs frères et sœurs qui se trouvent dans le besoin. Et aux créanciers en particulier, il (sallallâhou ‘alayi wa sallam) a exhorté à faire preuve de compréhension, de douceur et de magnanimité à l’égard de leurs débiteurs lorsque ceux-ci se trouvent dans la gêne et éprouvent des difficultés à honorer leurs engagements.

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Contracter un emprunt dont les intérêts sont remboursés par un tiers : licite ?

Question : Est-il permis à un musulman de contracter un emprunt dont le remboursement comprend des intérêts mais qui sont payés par un organisme tiers et non par le musulman lui-même ?

Réponse : Il est rapporté avec une chaîne de transmission valide de Abdoullâh Ibnou Mas’oûd (radhia Allahou ‘anhou) que :

« Le Messager d’Allah (sallallâhou ‘alayhi wa sallam) a maudit celui qui se nourrit du ribâ, celui qui en donne à consommer, les deux témoins (de la transaction) ainsi que celui qui rédige (celle-ci et met ainsi la transaction à l’écrit). »

(Sahîh Mouslim et Sounan out Tirmidhi)

Dans une autre version de ce Hadith présent dans le Sahîh Mouslim, il est stipulé que, par leur action respective, tous les individus cités par le Messager d’Allah (sallallâhou ‘alayhi wa sallam) s’exposent de la même façon au péché. [1]

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Etre actionnaire dans une société dont l’activité est problématique

Question : Est-il permis à un musulman d’être actionnaire dans une société qui exerce, de façon secondaire, une activité illicite ?

Réponse : Il y a deux avis principaux qui existent sur le sujet :


  • Selon un très grand nombre de savants contemporains, il n’est en aucun cas permis à un musulman d’investir dans une société cotée qui exerce une activité illicite, et ce même si celle-ci se fait de façon secondaire et que les revenus produits de cette activité sont infimes (moins de 5%). Cet avis est notamment celui de Cheikh Abdoullah bin Bî’ah, Dr An Nachmiy, Cheikh Ahmad Al Kourdiy, Dr Ali Ahmad As Sâloûss et de Cheikh Adh Dharîr ; il est aussi celui qui a été retenu par Al Madjma’oul Fiqhiy de Makkah (liée à la Ligue Islamique Mondiale), la Commission Permanente pour la Recherche et l’Iftâ d’Arabie Saoudite, le Comité de Conformité Shariah de la Kuwaït Finance House, de la Dubaï Islamic Bank et de la Banque Islamique Soudanaise.

 

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