
Les opérations de moushâraka réalisées par les établissements de finance islamique se font la plupart du temps dans le cadre de contrats de shirkat ‘inân. La banque et le client établissent une sorte d’entreprise mixte (joint-venture) et s’engagent de façon contractuelle, suivant des conditions biens définies d’un commun accord, à combiner des ressources leur appartenant dans le but de réaliser une opération commerciale. Les profits éventuels sont répartis entre eux suivant un ratio prédéfini tandis que les pertes sont supportées par chacune des parties à hauteur de sa participation dans le capital.
Le terme shirka (ou moushâraka) signifie littéralement « association », « collaboration », « coopération ». Dans le droit musulman, la shirka peut, à l’origine, être de deux sortes :
S’il y a un bien un acteur qui est omniprésent dans le domaine de la finance islamique, c’est le sharia board (appelé en français Comité de Conformité Sharia – CCS) : les différentes responsabilités qui incombent à ce comité composé de sharia scholars lui confèrent un rôle clé et fondamental dans ce secteur en plein essor. Mais avant d’évoquer en détail celui-ci, il est important de rappeler ce qu’est un sharia scholar.
Le sharia scholar : un expert aux compétences particulières…
Le terme arabe « sharia » désigne pour le croyant et la croyante cette voie qui est balisée par les sources premières de l’islam et qui leur permet de cheminer sereinement dans ce monde vers l’agrément de Leur Créateur.